Articles les plus consultés

29 juillet 2017

THE HOT WIRE à Marl


Photo : Glaskasten Marl / Arendt

Si vous envisagez une visite à Münster dans le cadre du Skulptur Projekte Münster, une visite s'impose à la ville de Marl (60 km au sud-ouest) pour y visiter son Skulpturenmuseum Glaskasten

L'exposition satellite, sous le titre "THE HOT WIRE" (ce qui peut se traduire par "fil chaud"...), présente une importante variété de composantes du projet Münster, tant à l'intérieur qu'à extérieur : des artistes qui travaillent dans les deux villes, un échange de sculptures, une exposition de maquettes de l'archive Skulptur Projekte et Skulpturenmuseum Glaskasten Marl.


Ce musée s'est associé à la manifestation Skulptur Projekte Münster pour une présentation des anciens projets réalisés ou projetés pour les précédentes éditions 77, 87, 97 et 07. Un complément (fil rouge?) très intéressant car il condense en quelques salles une évolution des recherches menées par des artistes majeurs en quelques décennies. Il met également en évidence l'hiatus qui peut exister entre l'intention et la réalisation (et/ou la conservation) d'un projet.




La maquette "Model zu Pier", 6 x 78 x 39,5 cm; et sa réalisation en californian redwood "Pier" 40 m de long, sur la rive nord-ouest de l'Aasee (plan d'eau à Münster) . 
Jorge PARDO (1997) . Photos JFD

Marl entretien depuis longtemps une tradition d'intégration dans l'espace public - notamment au travers de l'application de la règle du "Kunst am Bau" (sorte de loi du 1% allemande) - et c'est donc tout naturellement que ce partenariat avec Münster est né. Le musée s'inscrit au cœur de la ville, dans un ensemble de bâtiments officiels et de parcs offrant une grande densité d’œuvres monumentales. Marl, une des villes les plus riches de la Ruhr dans années 60, et Münster ont cependant vécu différemment économiquement et socialement les dernières décennies, avec la fermeture des mines et la montée du chômage. Le visiteur d'un jour notera que ces ensembles ne vieillissent pas toujours bien, entre dégradations du temps, défauts d'entretien et approche stylistique fort datée (beaucoup de béton, et du lourd...on peut réellement parler ici de "brutalisme").





Aux alentours du musée, il y a un parc de sculptures au contenu varié, avec parmi d'autres des œuvres de Ian Hamilton Finlay, Ilya Kabakov, Ulrich Rückriem, Rodin ou Richard Serra...  



Ne pas oublier de passer par le parking pour découvrir l'œuvre de Thomas Schütte , Melonensäule (1987) -avec sa maquette également présente dans le hall du musée-  souvent illustrée dans les médias... et qui a une longue histoire; voir par exemple l'article sur artnews.com

Artistes participants ( liens vers les sites des artistes ou pages significatives ) :  Richard Artschwager, Helmut Bettenhausen, Guillaume Bijl, William Brauhauser, Eberhard Bosslet, Richard Deacon, Mark Dion, Lara Favaretto, Günter Fruhtrunk, Louis van Gasteren, Isa Genzken, Ludger Gerdes, Alfio Giuffrida, Rolf Glasmeier, Dominique Gonzalez-Foerster, Werner Graeff, Manuel Graf, Friedrich Gräsel, Keith Haring, Karl Hartung, Elizabeth Hoak-Doering, Jan Hoeft, Shirazeh Houshiary, Berthold Hörbelt, Thomas Huber, Joseph Jaekel, Mike Kelley, Gisela Kleinlein, Diethelm Koch, Thomas Köner, Christina Kubisch, Sol LeWitt, Gustav Metzger, Charlotte Moth, Ulrich Möckel, Matt Mullican, Ansgar Nierhoff, Sany (Samuel Nyholm), Claes Oldenburg, Jorge Pardo, Stefan Pietryga, Heinz-Günther Prager, Random People &amp, Red Park, Johanna Reich, Gerhard Reinert, Erich Reusch, Reiner Ruthenbeck, Matthias Schamp, Corinna Schnitt, Thomas Schütte, Richard Serra, Bert Theis, Rosemarie Trockel, Joëlle Tuerlinckx, Micha Ullman, Timm Ulrichs, Rudolf Wachter, Nico Joana Weber, Julia Weißenberg, Pae White, Wolfgang Winter

Pour info, une navette bus entre Münster et Marl est mise à disposition du public tous les dimanches.

27 juillet 2017

Le Musée et la Fondation INSEL HOMBROICH


 En guise de présentation de ce lieu exceptionnel, un avis "autorisé", celui de Guy Duplat dans La Libre : "BALADE DE MUSÉE EN MUSÉE (3/6)" (
"Parmi les musées qui entourent la Belgique, celui d'Insel Hombroich, à Neuss près de Düsseldorf, est sans doute le plus étonnant. S'y promener est une expérience rare qui apporte beauté et plénitude. Un sentiment presque mystique."
Le musée Hombroich s'est ouvert en 1987; c'est le rêve concrétisé de Karl-Heinrich Müller (1936-2007), un grand collectionneur qui a réuni un ensemble exceptionnel d'œuvres d'art d'Extrême-Orient, mais aussi d'artistes majeurs du XXème siècle : Hans Arp, Kurt Schwitters, Eduardo Chillida, Jean Fautrier, Alberto Giacometti, Alexander Calder, Henri Matisse, Yves Klein... Mécène, il a souhaité partager cette passion avec le public en s'appuyant sur le thème cher à Paul Cézanne «L'art est une harmonie parallèle à la nature».






L'île du musée Hombroich est un endroit particulier, au-delà des modes et tendances. Le visiteur trouve son propre chemin dans le paysage minimaliste et les jardins, et y découvre bâtiments et œuvres nichés dans la végétation. 
Disséminés dans la propriété, des constructions dues au sculpteur Erwin Heerich. De multiples pavillons : des salles d'expositions réunissant sans contraintes chronologiques, peintures, sculptures et objets d'Europe ou d'Asie, Océanie ou Amériques; aucun signe, aucun cartel, aucun gardien... mais aussi des "chapelles dans le paysage"; architectures/sculptures vides, elles n'ont d'autre fonction que de favoriser cette communion directe entre l'art et la nature.  
Cette approche originale dans sa liberté d'esprit et sa réalisation fait tout le charme de cet ensemble. Une journée à Insel Hombroich aiguise les sens et invite à la méditation. Et chacun tombera sans doute sous le charme de ce repas frugal offert aux visiteurs, dans la cafétéria posée au cœur du domaine, avec tables et chaises sous les arbres ...

 



Le site abrite aussi la Langen Foundation qui comprend à ce jour environ cinq cents œuvres d'art japonais et environ trois cents œuvres d'art moderne. Des expositions d'art contemporain y sont également organisées, comme par exemple en 2015 "Olafur Eliasson: Works from the Boros Collection 1994 - 2015"



  Ce bâtiment construit par Tadao Ando fait partie de la nouvelle extension de la Fondation Insel Hombroich (de l'autre côté de la route), la Raketenstation Hombroich, une ancienne station de lancement de fusées de l'OTAN, désaffectée et réaménagée en salles d'exposition, résidences, ateliers d'artistes et d'architectes (Erwin Heerich, Raimund Abraham, Tadao Ando, Oliver Kruse, Katsuhito Nishikawa et Alvaro Siza ). Un lieu de recherche interdisciplinaire entre écrivains, poètes, compositeurs et scientifiques de différents pays, un ensemble à découvrir, plein de surprises ! (pour information, tous les lieux ne sont pas accessibles au public).





Quelques compléments d'information pour préparer votre visite :
- Le site de la Fondation Insel Hombroich : http://www.inselhombroich.de/
- La page tripadvisor (commentaires -très positifs- et photos)  
- Offrez-vous la visite d'un jour avec nuit à la "rocket station", par l'office de tourisme régional
- Le site de Thomas Schütte, créateur du hall de sculptures, pour y découvrir son fil de création à travers les maquettes du projet

Toutes les photos  © 2017 JFD, sauf photo Eliasson © 2017 Artsy

17 juillet 2017

L'ART GIRATOIRE (suite et non fin)

  Le «Cœur de Flémalle», œuvre du sculpteur Robin Vokaer, 
a pris place sur le rond-point situé au début de la RN 677 en direction de Flémalle. Acier laqué. (2013)
Données et illustration reprises sur le site du Bureau Greisch (bureaux d’ingénierie et d’architecture)


Suite à la diffusion dans le journal "L'avenir", d'une série en quatre volets consacrée à l' ART GIRATOIRE belge, par Jacques Duchateau, voici quelques éléments autour de ce thème (soit directement empruntés à cette enquête, soit librement inspirés); précisons que l'accès à la lecture de la majeure partie des contenus est réservé aux abonnés.
ART GIRATOIRE (1/4) – Histoires d’œuvres et de ronds-points: anecdotes et malédictions
ART GIRATOIRE (2/4) - non trouvé
ART GIRATOIRE (3/4) – Le top 10 des plus belles œuvres d’art sur les ronds-points de Wallonie
ART GIRATOIRE (4/4) – Le flop 10 des pires œuvres d’art sur les ronds-points de Wallonie
Voir aussi quelques images dans le diaporama




"De Rond, point !", Serge GANGOLF (1999). Marche-en-Famenne (B). Acier inoxydable.
 Né en 1943, Serge Gangolf était enseignant à l’École des Beaux-Arts de Namur. Reconnu internationalement depuis 1974, cet artiste est avant tout un sculpteur du métal. S’il ne se réclame d’aucun courant artistique, il professe cependant la prééminence de la forme et du rapport des formes entre elles.


Cet article s'inscrit dans la continuité d'un post de "SCULPTURE" intitulé "L'art autoroutier, Objets sculptés Non Identifiés...(France) ", publié en 2011 (et qui avait soulevé en son temps quelques vives réactions...).

A découvrir également, "la bible" des rondpoints (annuaire géant centré au départ sur la France, mais avec beaucoup d'exemples internationaux)  : Blog-rond-point 

A lire enfin pour compléter, le récent article "Art d'autoroute : cinq œuvres férocement commentées" . A suivre...

20 juin 2017

"AUTONOMY" Sculptures / Installations


EXPOSITION
DU JEUDI 23 AU DIMANCHE 25/06/17 12/18H00 / VERNISSAGE JEUDI 22/06/17 - 18H00




INVESTISSANT LES 6 ÉTAGES D'UN IMMEUBLE INOCCUPÉ, L'EXPOSITION "AUTONOMY" EST UN VOYAGE SINGULIER AUQUEL VOUS CONVIENT LES ÉTUDIANTS DU CURSUS SCULPTURE DE L'ArBA-EsA.
FIDÈLES AU QUESTIONNEMENT DU LIEU ET DE L’ESPACE QUI SOUS-TEND LES RECHERCHES DE L’ATELIER DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES, SCULPTURES, DESSINS, INSTALLATIONS, PERFORMANCES, VIDÉOS ET EXPLORATIONS SONORES, RÉSONNENT COMME AUTANT DE GESTES ET D'INTÉGRATIONS ARTISTIQUES PENSÉES ET TRAVAILLÉES EN RÉPONSE À CE BÂTIMENT OUBLIÉ.


2 - 4  Rue de l'Autonomie  -  1070 Anderlecht 




17 février 2016

SACCAGE à Zaventem : une oeuvre de Jacques Moeschal défigurée

Qui a autorisé l'installation de ce bar à bière dans la sculpture de Jacques Moeschal, un de nos plus grands sculpteurs belges du XXème siècle ??? C'est scandaleux ! Messieurs, vous êtes des sauvages! C'est donc comme cela que vous considérez le travail des artistes et le patrimoine artistique de notre pays ?

Pour info : la sculpture de Jacques Moeschal "Voie des airs" ,  imaginée en 1972 pour un échangeur routier, a été finalement installée à l’aéroport de Zaventem et inaugurée en 2002. Le tripode, haut de 23 mètres, est surmonté d’une couronne de cercles enchevêtrés en tôle qui symbolisent la circulation aérienne autour du globe. (informations sur le site http://www.brusselslife.be photos © Moker et Marc Crunelle)
Merci de diffuser sans modération !!!


25 août 2015

Regards croisés au TAMAT

Aurel Quiros Miramontes - Toison d'or

 Cet été 2015, le TAMAT , Centre d'art contemporain du textile de la Fédération Wallonie-Bruxelles, propose pour la deuxième année consécutive une « Carte Blanche » avec Faben ASSEDIG # Sophie BOSMAN # Seunghwa CHOI # Hanna CONNIER # Donatienne GREGOIRE # Jeounghee KIM # Déborah LAVOT # Kunbo MENG # Sophie PAHUD # Caroline PURGAL # Aurel QUIROS MIRAMONTES # Nicolas RIQUETTE # Ioana TANASESCU # Yao WANG

Ce concept d'exposition vous invite à découvrir les créations d'artistes autour d'un thème chaque fois différent; et cette année, les masters de l'atelier de sculpture de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles (ARBA-ESA) sont à l'honneur.



Ioana Tanasescu, "Conflicts"

L'ensemble des sculptures et installations exposées dialogueront avec les collections permanentes du musée; une manière dynamique de (re)découvrir des œuvres de notre patrimoine avec un regard, parfois impertinent, souvent questionnant, et toujours innovant !


Caroline Purgal - "Le secret / le monde introverti"

 Le commissariat de l'exposition "Regards Croisés"est assuré par Maureen Ginion, plasticienne et chef d'atelier au TAMAT, et Mathieu Boxho, sculpteur et enseignant.Tissant des liens de formes et de sens, ils mettent en espace leurs découvertes et leurs coups de cœurs pour notre plus grand plaisir.


Kunbo Meng - "Mutalisme 0"

TAMAT, 9 Place Reine-Astrid à Tournai (B) - Tél +32(0)69 23 42 85 - http://www.tamat.be/
Du samedi 04 juillet 2015 au lundi 14 septembre 2015

De 09h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30
Fermeture hebdomadaire le mardi

Découvrez le reportage consacré à l'exposition réalisé par l'équipe de Notélé :  http://www.notele.be/list50-la-culture-a-la-carte-media36969-exposition--carte-blanche--au-tamat.html

10 décembre 2014

aRTnimal" : les tissus de nos démons

À la manière d'un conte, entre rêves et cauchemars, l'exposition "aRTnimal : les tissus de nos démons" explore la part animale qui réside en chacun de nous. La réfréner, ou la libérer, l'important reste de s'y confronter.


14 artistes belges et étrangers, jeunes talents ou à la réputation confirmée, exploreront nos ludicités, nos abysses et nos jungles. Des enfants-loups de Myriam Hornard aux vidéos cauchemars d’Anne Orban, des Yokai aux Livres d’Heures d’Utrecht et Rouen de 1480, prêtés par la Bibliothèque Royale, de «L’enfant Prodige» d’Aurel Quiros à la «Peau de Licorne» de Nicolas Buffe, prêtée par la Cité internationale de la tapisserie et de l’art tissé d’Aubusson, les cultures, les époques, les techniques et les mouvements se rassemblent dans une exposition sauvage et ludique.
Sous le commissariat de Jean-Pierre Vlasselaer, conseiller en arts plastiques à la Fédération Wallonie-Bruxelles, le TAMAT se transforme pour devenir le zoo de notre imaginaire, pour confronter notre regard à ceux qui nous sont si différents, bien que nous oublions que nous en faisons partie. De jeunes artistes, nombreux issus de l'atelier de sculpture de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles - École Supérieure des Arts, vous surprendront par la richesse de leur expressivité. En parallèle, des enluminures du XVème siècle et des mangas illustreront également ce thème.

Avec la participation de Stephan Goldrajch,  Myriam Hornard, Anne Orban, Nicolas Buffe, Tatiana Bohm, Anne Liebhaberg, Lou Roy, Nicolas Matzua, Aurel Quiros Miramontes, , Thomas Le Plas, Justine Denos, Emma Saunier, Hanna Connier, Sofia Baldan et Benoît Sokal



Hanna Connier "Cabinet de curiosités" (2014). Mixed media. 100 x 25 x 75 cm.

Nicolas Matzua "Singe mécanique" (2014). Acier, bois. 100 x 40 x 100cm.

Emma Saunier "Bain nocturne" (2013). Installation terre cuite. 500 x 250 x 250 cm

Nicolas Buffe "Peau de Licorne" (2010)

Exposition aRTnimal, Les Tissus de nos Démons 
Vernissage le 12.12.14 de 18h à 21h
Du 13 décembre 2014 au 8 juin 2015 (Prolongation !)
Horaires d’ouverture : De 10h à 12h et de 14h à 17h
Fermeture hebdomadaire le mardi et le dimanche matin


TAMAT  9 Place Reine Astrid  BE7500 Tournai  Belgique

Presse :
Pascal Goffaux, La Première, "Entrez sans frapper", 23.02.15 (à partir de 30'35)
Michel Voiturier, Flux News, 17.02.15
Jocelyne Tomme, Vivacité, "Aller/Retour Hainaut", 09.02.15
aRTnimal au Tamat : les tissus de notre animalité, reportage sur notélé
http://mad.lesoir.be/event/304735-artnimal-les-tissus-de-nos-demons/
http://www.textile-art-revue.fr/actualite/expositions-en-cours/artnimal-les-tissus-de-nos-demons/
https://www.facebook.com/events/332383473634604/?fref=ts
http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20141219_00575928

22 juin 2014

... et Jordan Wolfson créa la femme


A l'occasion de la foire Art Basel (du 14 au 22 juin 2014), Jordan Wolfson a présenté, dans le cadre de l'exposition "14 rooms" , sa toute récente sculpture "Female Figure", un robot qui a laissé plus d'un visiteur mal à l'aise...voire terrorisé ! La danseuse robot, habillée d'un négligé souillé, un masque de sorcière couvrant la moitié de son visage, bouge lascivement devant un miroir, un barre de pole dance plantée dans le sternum; équipée d'un logiciel de reconnaissance faciale, elle ne lâche pas du regard le visiteur dont la propre image est prisonnière de ce miroir...


Elle danse sur une bande sonore, ainsi 'Applause' de Lady Gaga, 'Graceland' de Paul Simon, et une version stupéfiante de 'Blurred Lines' , et s'adresse directement au visiteur, dévoilant de ses propres lèvres les secrets de son identité mâle ("Ma mère est morte. Mon père est mort. Je suis gay. J'aimerais être un poète. C'est ma maison "), en réalité la voix de Jordan Wolfson "aux manettes" électroniques de cette œuvre d'une grande violence. Ce cauchemar qui fera certainement date, est, pour l'anecdote, une séquelle de la visite de l'artiste découvrant les dernières figures animées au Disney World’s Epcot Center...


Découvrir les différentes facettes de la production de l'artiste dans cet article de Flash-Arthttp://www.davidzwirner.com/wp-content/uploads/2014/06/140501-JoW-Flash-Art-Birkett.pdf
Lire aussi : http://www.hollywoodreporter.com/news/creepy-meets-sexy-animatronic-dancer-690985 et http://filthydreams.wordpress.com/2014/04/08/sweet-dream-or-a-beautiful-nightmare-the-uncanny-horror-of-jordan-wolfsons-female-figure/
Le site de l'artiste : http://www.jordanwolfson.org/

Pour "14 Rooms", les curateurs Klaus Biesenbach (Directeur du MoMA PS1) et Hans Ulrich Obrist (Codirecteur des expositions et des programmes et directeur des projets internationaux de la Serpentine Gallery) ont invité quatorze artistes internationaux à investir chacun un lieu, en explorant les relations entre l'espace, le temps et le corps, avec une œuvre dont la matière première est l'être humain.
( Les autres artistes :  Marina Abramović, Damien Hirst, Jennifer Allora and Guillermo Calzadilla, Tino Seghal, Joan Jonas, Ed Atkins, Laura Lima, Xu Zhen, Santiago Sierra, Otobong Nkanga, John Baldessari, Yoko Ono, Roman Ondák, Dominique Gonzalez-Foerster, Bruce Nauman)

21 mai 2014

Ilya et Emilia Kabakov, L’utopie sous les glaces

Pour la sixième édition de Monumenta -après Anselm Kiefer, Richard Serra, Christian Boltanski, Daniel Buren et Anish Kapoor-  Ilya et Emilia Kabakov, artistes d’origine russe, proposent au public de se perdre dans le dédale d’une ville utopique, L’Étrange Cité.

Le making off de la mise en place de l'exposition.

lya et Emilia Kabakov, Étude pour Manas, dessin, Monumenta 2014 
© Ilya et Emilia Kabakov / ADAGP, Paris 2014 

 « Il y a plusieurs années, quelqu’un nous a demandé si nous pensions que l’art pouvait influencer la politique. Nous avons répondu que non, nous ne le pensions pas. Nous avons toujours la même opinion, mais durant toutes ces années, nous avons travaillé avec des idées, autour de l’imaginaire et de l’utopie. Et nous croyons vraiment que l’art, qui tient une grande place dans notre culture, peut changer la façon dont nous pensons, rêvons, agissons, réfléchissons. Il peut changer notre façon de vivre. Cette fois nous voudrions construire plus qu’une installation, nous souhaitons réaliser quelque chose de différent : ériger L’étrange Cité, c’est insister sur l’expérience plutôt que sur la forme du projet, en vous demandant de ralentir votre course dans la vie réelle, et de faire appel à vos émotions, vos sens, vos souvenirs. Nous vous invitons à venir au Grand Palais pour entrer dans L’étrange cité , un espace onirique issu de l’imaginaire collectif, à penser et à réfléchir sur l’art, la culture, la vie quotidienne, notre présent et notre futur. » Emilia Kabakov


L’étrange cité conçue pour la Nef du Grand Palais puise ses références dans la  Renaissance, le romantisme et la science moderne. Elle se compose de huit grandes constructions. En déambulant au détour de ces édifices à l’atmosphère recueillie, le visiteur appréhende de façon sensible et concrète autant de mondes singuliers .




  Dans la partie nord de la Nef, une vaste coupole projette ses variations de couleurs et de lumières vers une entrée que le public doit d’abord franchir. Il atteint alors un espace labyrinthique, entouré d’une double enceinte circulaire. À l’intérieur apparaissent cinq édifices distincts aux noms mystérieux : « Le Musée vide », « Manas », « Le Centre de l’énergie cosmique », « Comment rencontrer un ange ? » et «Les Portails ».


  À l’extérieur se dressent encore deux constructions. « La Chapelle blanche » alterne les tableaux avec de grandes surfaces blanches et lumineuses, laissant la place à l’imaginaire, tandis que la « La Chapelle sombre » révèle de gigantesques peintures sur fond noir, mêlant références baroques et souvenirs personnels. 



Dans cette étrange cité sont installées des œuvres des Kabakov, peintures, objets et maquettes insolites. Ils offrent un panorama des sujets essentiels abordés dans leur création.


Photos JFD.
Voir le dossier de presse d'où sont extraits citation et présentation :  http://www.grandpalais.fr/sites/default/files/field_press_file/dp_monumenta_kabakov_0.pdf

Cette gigantesque installation, qui peine à dialoguer avec son environnement, est de loin la plus importante jamais confiée à ce couple d'artistes. Le résultat est-il à prendre pour leur testament artistique, dans cette volonté de tout inclure? Si le monde poétique et spirituel de Ilya et Emilia Kabakov se trouve ici décliné, sa mise en espace très raide et éparpillée conduit le spectateur à une déambulation dans une grande maquette de l'ère soviétique... certes compatible avec le concept d'utopie -on pense ici à Babel, à la tour Tatline ou aux cénotaphes de Etienne-Louis Boullée- mais absolument glaciale; même si le village est de style méditerranéen et que les visiteurs cuisent sous la grande verrière...

Monumenta 2014 : Ilya et Emilia Kabakov , du10 mai 2014 au 22 Juin 2014, GRAND PALAIS, GALERIES NATIONALES. 3, avenue du Général Eisenhower - 75008 Paris

10 mai 2014

Rainer Gross, le flux sacré

Rainer Gross, Abbaye de Noirlac, Bruère-Allichamps, France (2010). 
Photo non identifiée , trouvée sur le site "Sacred Space"

« C'est une forme simple, une boucle sans fin qui questionne sur le passage du temps et la spiritualité. La totalité ne se voit pas d'un seul regard. On voit l'installation réapparaître à l'extérieur et en visitant les différents lieux, on peut faire le lien entre ses six éléments. »
Rainer Gross dans une interview donnée au quotidien La Nouvelle République

Le sculpteur au travail. Photo extraite du livre  "Rainer Gross - Regard d'artiste" (2011), 

Monumentales et éphémères, les sculptures de Rainer Gross sont de voluptueuses architectures de l’air et de l’esprit. Greffée à la nature ou à la pierre, conçue in situ en subtil dialogue avec son contexte, chaque œuvre est réalisée par assemblage de lattes de peuplier souples teintées de noir ou de rouge. Toutes se déploient dans le geste calligraphique de l’artiste comme des traits d’encre suspendus dans l’espace, en perpétuel mouvement. A Poitiers, imaginé pour le quartier épiscopal dans le cadre de la programmation d’été du  service Culture-Patrimoine, Flux se déploie en six faisceaux. L’œuvre prend sa source au sous-sol du musée Sainte-Croix, dans les vestiges gallo-romains, pour ressurgir dans le fossé du baptistère  Saint-Jean, en traversant les murs du musée, la cime du tilleul centenaire, etc.
Flux possède la force d’une rivière et se dessine comme une abstraite Grand’Goule, serpentant de l’ombre vers la lumière à travers l’espace et le temps. Dans la salle d’exposition temporaire du musée, un ensemble de photographies d’œuvres antérieures  livreront la vision de l’artiste sur ses installations. Des sculptures récentes, de bois et de métal, prolongeront à une échelle plus intime, ce travail formel et spirituel sur d’infinies courbes, de solide et de fugace.
Présentation de l'artiste et de son œuvre sur la fiche de présentation : http://www.musees-poitiers.org/PDF/MUSEES_POITIERS_Printemp2014.pdf
"Flux", la dernière installation de Rainer Gross et l'exposition sont visibles du dimanche 25 mai au dimanche 05 octobre 2014 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
 
Nous avions apprécié son installation à la Galerie Faider; lire l'article (5/2/2014) de Danièle Gillmon dans le quotidien Le Soir


"Voilà quelques années déjà que Rainer Gross (Berlin, 1953), sculpteur allemand qui vit en Belgique depuis plus de trente ans, s’inscrit avec superbe et détermination dans l’espace à la faveur d’invitations qui, de Bruxelles à Noirlac, l’auront amené à déployer ses architectures de bois à la Grange du Faing, à Jamoigne; au Château de Jehay, à Beveren; à Overijse, et puis au massif du Sancy, à Gréoux-les-Bains; au Domaine de Chaumont-sur-Loire, au Centre d’art contemporain du Luxembourg belge; à Melle, en France; enfin, cet été à l’abbaye de Noirlac. Un parcours qui en dit long sur l’implication que cet artiste réussit à si bien imprimer dans les lieux visités que les invitations se succèdent désormais à rythme accéléré."
Une présentation du sculpteur itinérant, extraite d'un article de Roger Pierre Turine en 2010 dans La Libre, à l'occasion de son installation à l'abbaye de Noirlac. Un voyage qui s'est encore enrichi de nombreuses étapes.


"A ciel ouvert" (2007), Massif du Sancy. © Rainer Gross . 
 
 "Toi(t) en perspective" (2008). Parc historique du château de Chaumont-sur-Loire

26 avril 2014

Mark Gibian, calligraphies d'acier

 
Nous avons rencontré Mark Gibian lors d'un voyage à New-York ce printemps 2014. Un échange convivial, autour de la passion partagée pour un certain dessin monumental dans l'espace, fait de courbes aériennes sous tensions. La maîtrise de l'acier s'exprime dans d'élégantes structures arachnéennes qui tentent de réconcilier l’irréconciliable, l'homme au prise avec cet environnement démesuré, pour ne pas dire démentiel, qu'il a lui même créé : Manhattan !


"Crescendo" (2008). East River State Park (Pier), Brooklyn. Acier inoxydable. Photos JFD avril 2014.


"Offshot" (détail) (2008). Esplanade de l'Hudson River Park, Tribeca , NYC. 
Acier galvanisé. Environ 4m x 21m x 4m (h). 
Cette sculpture fait partie d'un ensemble de 3 pièces implantées à la suite dans le parc. Photo Malcolm Varon.


Le sculpteur développe également des travaux qui mettent en œuvre des câbles d'acier et du verre thermoformé. Il a aussi à son actif un ensemble de créations qui relèvent du design : tables, chaises, luminaires...

"Comet" (1989), Bronze et verre. 
Environ 20cm x 15cm x 3cm.Collection privée.



 Mark dans son atelier; avril 2014. Photo JFD.

Merci aux sculpteurs  Jean Dalemans et  Marcos Lora Read pour cet amical contact.