Articles les plus consultés

30 octobre 2009

Nazaré Mardaga, marches et démarches

"L'hermite", 80 x 70 x 170 cm; mixed média : plâtre, chanvre, feuilles d'or, velours et collages de papier

La sculpture que vous n'avez certainement pas vue aux Sixièmes Jeux de la Francophonie http://www.jeux2009.org/Page_accueil : "L'Ermite" de Nazaré Mardaga : une association créative et subtile de matières et de références universelles, la signature d'une jeune artiste (ancienne étudiante de l'option sculpture de l'ARBA-ESA de Bruxelles), que nous apprécions beaucoup.
D’une facture originale, son bonhomme, grands bras ouverts et protecteurs, en appelait aux consciences par le biais d’un manteau de textile aux coutures raffinées, d’une tête et de mains traités à la feuille d’or, de collages en son sein d’images individus et de scènes du monde entier… “J’ai pensé à un ermite qui se retrouve face à lui même. Retranché du monde, il a soif de communiquer avec les autres. Je ne fais pas de l’art thérapie. Pour moi, l’ermite est quelqu’un qui a un chemin spirituel et qui a le verbe. Je lui ai donc ouvert le manteau après m’être posé la question : comment montrer la lumière qui est à l’intérieur de l’être humain ? Je travaille beaucoup avec les rêves et j’ai compris que la lumière pouvait être le monde qu’on porte en nous. Mon ermite porte le monde. On a l’habitude de voir l’ermite qui marche avec un bâton, moi j’ai voulu montrer un homme qui, s’étant arrêté de marcher, regarde devant lui…”
Extrait de l'article "De la qualité des jurys" signé Roger Pierre Turine, paru dans le supplément de La Libre Belgique (23/10/09); une évocation enthousiaste de ce travail, mais aussi un coup de gueule "salutaire" qui évoque la participation de Nazaré Mardagua aux Jeux de la Francophonie à Beyrouth ; l'ensemble de l'article est consultable moyennant payement sur le site du journal : http://pdf-online.lalibre.be/pdfonline/browse/20091023/72/87/3324155

Le site de l'artiste : http://www.nazare.biz/
Ne manquez pas un détour par YouTube pour découvrir sa superbe vidéo "Origin 22 " : http://www.youtube.com/watch?v=PdGtQ9S8Jy4

29 octobre 2009

Metz, l'enfer selon Tinguely

Jean Tinguely, "L’Enfer, un petit début"(1984). Installation mixte. 370 cm x 920 cm x 700 cm. Collection Centre Pompidou, Musée national d'art moderne. Photo : Jacques Faujour

"L’Enfer, un petit début" : sur une estrade de nombreuses sculptures sonores et mobiles allient des éléments d'origine végétale et animale à des pièces mécaniques et objets manufacturés divers : métaux de récupération, moteurs électriques et objets divers. Constellation était présentée (jusqu'au 4 octobre 2009) parmi de nombreuses expositions d'art moderne et contemporain avec des oeuvres de la collection du Centre Pompidou, et des projets éphémères dans l'espace public, à Metz et en Lorraine. Signalons parmi ces manifestations : Guillaume Leblon et sa grande chrysocale, Anish Kapoor, Anthony McCall et son film "Line Describing a Cone", Cildo Meireles avec "La Bruja", Alexander Calder, Daniel Buren et Jean Tinguely.
A voir en détail sur le site du (futur) Centre Pompidou de Metz : http://www.centrepompidou-metz.fr/constellation.html ; avec le programme : http://www.constellations-festival.com/pdf/DepliantConstellation.pdf

28 octobre 2009

Matthieu Husser, sculptures en plans

" Matthieu Husser conçoit ses oeuvres en fonction du lieu et du contexte dans lequel il se trouve. Ses réflexions plastiques se sont principalement axées sur les mutations architecturales, sur l'angle de l'histoire et de la mémoire. "Matthieu Husser multiplie depuis une décennie des projets artistiques qui communiquent l'empreinte de différents contextes urbains. Son regard s'est posé sur des villes d'Europe de l'Est et d'Amérique du Nord avec la même curiosité, la même acuité. Usant de la distance géographique et critique dont il dispose, il révèle aux citoyens des villes où il séjourne des aspects insoupçonnés de leur environnement, questionne les pratiques urbanistiques, dénonce les bouleversements accélérés de l'espace et de la vie quotidienne des usagers. Par la restitution de fragments urbains sous forme de maquettes, il offre à chaque fois une autre perspective de lieux que les gens habitent sans plus les voir. La démarche de l'artiste questionne la relation particulière qui existe entre un lieu et sa représentation cartographique, très puissante pour forger nos schémas mentaux." Alain Caron (texte de présentation de l'exposition sur le site alternatif-art.com)


Exposition "Mes monuments" du 30 octobre au 22 novembre 2009 au Ceaac, Centre européen d'actions artistiques contemporaines; 7, rue de l'Abreuvoir à Strasbourg http://www.ceaac.org/accueil.htm

24 octobre 2009

Spiral Jetty : l'héritage


Le Land Art est vivant : blogs, sites, livres, vidéos, symposiums...

Parmi d'autres, voici quelques propositions :

Un blog voué à la mythique "Spiral Jetty" de Smithson : http://spiral-jetty.blogspot.com/

D'autres sites consacrés à certaines oeuvres majeures dont le "Star Axis" , illustré ci-dessus, de Charles Ross : http://www.staraxis.org/index.html

Un projet très fourni (symposium, visites, conférences, publications) : http://www.landartnm.org/

Nous avons déjà évoqués maintes fois le thème : http://acasculpture.blogspot.com/2009/08/le-land-art-est-vivant.html
http://acasculpture.blogspot.com/2009/08/jim-denevan-land-art-xxxl.html
http://acasculpture.blogspot.com/2008/05/landart-sculpture.html
http://acasculpture.blogspot.com/2008/03/sculpture-menace-la-spiral-jetty-de.html

Et succès oblige, après macramé.com, voici http://www.landart.be/ ...

23 octobre 2009

Antony Gormley, le corps dans l'espace


... Première étape. Un réseau dense et aérien de polygones d'acier à claire-voie soudés les uns aux autres occupe l'espace en long, en large et en hauteur, des murs au plafond. Une gigantesque structure en toile d'araignée composée de polygones, enchevêtrement dense à l'intérieur duquel on peut parfaitement se promener. De même que notre corps est fait pour arpenter l'espace, l'espace habite et dilate l'enveloppe charnelle jusque dans ses paramètres les plus mathématiques. Le plus curieux, qui ne saute pas aux yeux mais apparaît évident à l'issue de la visite, réside dans le fait que cette structure abstraite, en expansion, reprend la forme globale et autant de fois agrandie des corps-sculptures que l'on retrouve dans les salles voisines...
Extrait de l'article du quotidien le soir consacré à l'exposition d'Anthony Gormley à la galerie Hufkens : http://www.lesoir.be/culture/arts_plastique/2009-09-30/anthony-gormley-haute-tension-730017.shtml
L'expo (du 17 septembre au 22 octobre 2009) que vous avez sans doute ratée : http://www.xavierhufkens.com/exhibitions/
Prendre le temps d'explorer le site de l'artiste avec de très nombreuses photos et notamment les "Works in Progress" : http://www.antonygormley.com/wip.php?sectionid=1
Nous avons déjà parlé de cet artiste à plusieurs reprises : http://acasculpture.blogspot.com/2008/10/between-you-me-sculptures-dantony.html

22 octobre 2009

Takahiro Iwasaki, sculpture quotidienne

Takahiro Iwasaki, Sculpture
Un sombre château émergeant d’un sac poubelle, des fils tirés de modestes serviettes formant des tours de télécommunication, le fragile pavillon d’un palais de Kyoto qui semble se refléter dans l’eau d’un lac tout proche… La très grande subtilité des oeuvres de Takahiro Iwasaki est le fruit d’associations à la fois enfantines et ironiques entre les matériaux utilisés et les figures qu’ils laissent émerger. Semblant chanter la poésie du réel, les oeuvres d’Iwasaki demandent au visiteur une attention presque méditative : le romantisme de ses paysages entre en conflit avec le dénuement des matériaux utilisés et ouvre un espace nouveau dans lequel les objets du quotidien nous chuchotent la possibilité d’un autre monde, lilliputien et féerique.
(Texte de présentation de l'artiste sur le site de la biennale : http://www.biennaledelyon.com/ )

Takahiro Iwasaki, "Reflection Model" (2001) 115 x 90 x 60 cm, Japanese cypress and wire


Voir l'ensemble très complet d'articles et de photos à propos de la Xème Biennale de Lyon LE SPECTACLE DU QUOTIDIEN sur le site "artcatalyse" : http://www.artcatalyse.eu/plandusite_xemebiennaledelyon_lespectacleduquotidien.htm

Ne pas rater sur ce même site la présentation bien documentée de l'exposition d'art contemporain au domaine de Chaumont-sur-Loire et qui se déroule en parallèle avec le Festival des Jardins : http://www.artcatalyse.eu/expositionsenfrance_artcontemporainachaumont_sur_loire.htm

Gwon Osang, sculpture réaliste


Le sculpteur coréen Gwon Osang photographie ses sujets sous tous les angles pour ensuite coller les photos obtenues sur des mannequins à taille réelle. Le site de l'artiste : http://osang.net/

21 octobre 2009

Hélio Oiticica, les cendres de la sculpture


Le 16 Octobre 2009, un incendie a détruit environ deux mille œuvres de l'artiste Hélio Oiticica, environ 90% de toute la collection qui était conservée à la résidence de son frère dans le quartier du Jardim Botanico à Rio de Janeiro. Outre les peintures et les fameuses "Parangolés", les archives de l'artiste, y compris les dessins, notes, et la documentation étaient stockés dans la collection.
De nombreuses de ses oeuvres exposées en 2007 à la Tate Modern http://www.tate.org.uk/modern/exhibitions/heliooiticica/, ont été perdues. Elles ont été stockées dans la maison de César Oiticica à la suite d'un différent financier et d'une mise en cause des conditions de stockage dans le Centre Municipal de Arte Hélio Oiticica. Les travaux n'étaient plus assurés en raison du coût...
Le Musée national du Brésil a acquis une partie des cendres de l'incendie,qui sont actuellement exposées dans le musée.

Les premières œuvres d'Oiticica, dans le milieu des années 1950, ont été fortement influencées par les mouvements de l'art européen moderne, art principalement Concrete Art et De Stijl. Il a été membre du Grupo Frente, fondé par Ivan Serpa, sous lequel il avait étudié la peinture. Ses premières peintures ont une palette de fortes et lumineuses couleurs primaires et secondaires et des formes géométriques influencées par des artistes tels que Piet Mondrian, Paul Klee et Kazimir Malevitch. La peinture d'Oiticica à rapidement cédé la place à une game beaucoup plus chaude et subtile, d'oranges, jaunes, rouges et bruns qu'il a conserver, à quelques exceptions près, pour le reste de sa vie.
En 1959, il créé l'éphémère Grupo NEOCONCRETO avec les artistes Amilcar de Castro, Lygia Clark et Franz Weissmann (dissolution en 1961).
La couleur est devenue pour lui un sujet de travail clé et il a expérimenté des nuances subtiles (parfois à peine perceptibles) entre les différences parties de ses peintures et sculptures en bois. Les sculptures suspendues se sont progressivement développées et les œuvres tardives étaient constituées de nombreux tronçons, comme une évolution spatiale de ses premières expériences avec la peinture.
Dans les années 1960, il réalise une série de petites boîtes-sculptures interactives appelées "Bolides" (boules de feu), que les spectateurs pouvaient déplacer et explorer. Tout au long des années 1960 et 1970, il a fait des installations appelées "Penetrávels" (Pénétrables) avec lesquels les spectateurs pouvaient interagir; les plus importants d'entre eux étaient les "Tropicalia" (1967) qui ont donné son nom au mouvement Tropicalisme. Il a également créé des œuvres appelé "Parangolés" constituées de différentes couches de tissu, plastique et nattes destinés à être porté comme un costume, mais vécues comme des sculptures mobiles. Les premières expériences de "Parangolés" ont été faites en collaboration avec des danseurs de l'école de samba Mangueira. En 1965, il participe à l'exposition "Soundings two" à la Signals Galery de Londres, avec Albers, Brancusi, Lygia Clark et Duchamp, entre autres. En 1969, il expose à la Whitechapel Art Gallery à Londres, sous le nom de " Whitechapel experience". La même année, il est en résidence à l'Université du Sussex, à Brighton. Après avoir séjourné à Londres et à New York (où il réalise la série des"New-Yorkaises", série de maquettes et d'environnements labyrinthiques) , il retourne à Rio de Janeiro où il meurt en 1980. (Article rédigé en grande partie sur base d'une traduction de wikipedia)

L'article du quotidien le monde : http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/10/19/1-000-oeuvres-d-oiticica-detruites_1255839_3246.html#xtor=RSS-3246Voir également les pages consacrées à Hélio Oiticica sur le site relatif à la "documenta X" et qui contient quelques infos intéressantes : http://www.universes-in-universe.de/doc/oiticica/e_oitic1.htm Et encore, un blog consacré à l'art contemporain : http://prosalunos.blogspot.com/2008/08/arte-contempornea-brasileira.html

17 octobre 2009

Ottmar Hörl, petites sculptures, grandes idées...


"Dance with the Devil", une installation de Ottmar Hörl sur la Ludwigsplatz de Straubing (D); 1200 nains font le salut hitlérien. Le but : pousser les gens à « réfléchir et à réagir » contre la poussée de l'extrême droite en Europe. Le sculpteur a déjà présenté ses gnomes en Belgique, en Italie et dans deux galeries d'art allemandes, mais c'est la première fois qu'ils sont exposés en public en Allemagne. Cette installation a suscité une controverse : le maire de Straubing a déclaré à l'AFP que les nains étaient surveillés en permanence en raison de critiques formulées en amont de l'exposition, qui dure du jeudi 15 au lundi 19 octobre dans le jardin principal de la ville. Des rondes ont lieu la nuit...

Le site de l'artiste, avec des nains, des hermines, des chevaux, des lapins, des poules, des lions...http://www.ottmarhoerl.de/

Robert Bradford, le jouet de la sculpture


Juste pour la technique : du bon usage des vieux jouets en plastique... http://www.robertbradford.co.uk/ ; sculptures entièrement réalisées à partir de vieux jouets. De taille humaine, voire même plus grandes pour certaines, elle peuvent compter plus de 3 000 jouets...

16 octobre 2009

Pierre Soulages, lumière noire


Pierre Soulages lithographie 1970


De l'influence de la sculpture...
"Je me souviens d'une visite au Louvre, dans ces années-là. Une oeuvre mésopotamienne m'a arrêté très fortement ; je me suis demandé pourquoi. Qu'avais-je à voir avec l'homme qui avait fait ça ? Rien. Que signifiait-elle pour ses contemporains, par rapport à leur culture, à leur religion, à leur ordre social ? Je n'en savais rien. Le sens qu'elle avait alors m'était inconnaissable. Il était sans importance. Alors, qu'est-ce qui se passait ? Cette sculpture de basalte noir était une chose, et non un signe. Cette sculpture allait beaucoup plus loin qu'un signe et elle mobilisait en
moi quelque chose de ce que j'étais. Elle n'était donc pas réductible à un sens, à des mots. Une oeuvre, ce ne sont pas des mots : si on veut des mots, on écrit, on ne peint pas. La peinture n'est pas là pour dire."


Exposition "Soulages", au Centre Pompidou, place Georges-Pompidou, Paris; jusqu'au 8 mars 2010. http://www.centre-pompidou.fr./Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/1F34F8382E5324A5C12575CC0032C831?OpenDocument&sessionM=2.2.2&L=1 (voir le dossier pédagogique)

Voir aussi : "SOULAGES. LE TEMPS DU PAPIER", Musée d'art moderne et contemporain de la Ville de Strasbourg; du 31 octobre 2009 au 3 janvier 2010 http://www.musees-strasbourg.org/

Et tout simplement : http://www.pierre-soulages.com/

Etienne Martin, Les Demeures de la sculpture


Étienne Martin: Demeure 1 - Paris - 1954-1958

Exposition "Les "Demeures" d'Etienne Martin au Musée de l'Hospice Saint Roch à Issoudun http://www.issoudun.fr/mh_index.php, du 7 mars 2009 au 30 décembre 2010. Vingt ans après l'installation de l'oeuvre Demeure 17 , le puits fontaine du sculpteur Étienne Martin à l'entrée du Musée de l'Hospice Saint-Roch, une exposition hommage lui est consacrée en collaboration avec le FNAC-CNAP et s'échelonnera de mars 2009 à décembre 2010 dans les nouveaux espaces temporaires du Musée.
Très peu d'infos sur le net à propos de ce sculpteur, à part une ébauche d'article sur wikipedia et un renvoi systématique aux pages d'insecula. La photo de l'article provient d'un site intéressant dédié aux utopies Utopies et avant-gardes , avec pour sous-titre "Histoire des utopies et des avant-gardes en architecture et urbanisme de 1770 à 1970: réalités et impostures" dans un article consacré à l'Architecture-sculpture.
La deuxième étape de l'exposition, dans le courant de l'année 2010, se poursuivra parallèlement et en regard à l'exposition Tilt, oeuvres du CNAP en région Centre, Issoudun, La sculpture contemporaine, 1947-2005, proposant une confrontation des Demeures d'Etienne Martin aux oeuvres de Mario Merz (du 3 février au 30 décembre 2010).

14 octobre 2009

Be Takerng Pattanopas, sculpture intérieure

Detail of Upper tunnelID: BTP-01 HAL-O [2:2008]


Les sculptures de Pattanopas sont marquées par le souci du détail, notamment dans les représentations des vues internes et externes du corps humain. Il travaille avec des matérieux disparates, et imbrique des structures les unes aux autres pour créer l'illusion d'espaces et de profondeurs corporels. Be Takerng Pattanopas est un artiste Thaïlandais. Il collabore en tant qu'assistant avec la faculté d'architecture de l'université Chulalongkorn de Bangkok.
A voir à la GMT+7 art&design Gallery (Chaussée d'Ixelles 258 - 1050 Bruxelles); le site : www.soiwat.org
Un article de Frieze Magazine : http://www.frieze.com/shows/review/be_takerng_pattanopas

Robert Rauschenberg – Jean Tinguely. Collaborations

Jean Tinguely at work on Homage to New York (1960)Courtesy Museum Tinguely

Après "Matisse & Rodin" évoquée il y a peu, voici une autre exposition "Robert Rauschenberg – Jean Tinguely. Collaborations "qui évoque les rapports entre deux "maîtres"; les regards croisés, un créneau très tendance pour les musées en mal d'événements...

Du 14 octobre 2009 au 17 janvier 2010 au Museum Tinguely (Paul Sacher-Anlage 1, à Basel).

Rares sont les artistes du xxe siècle à avoir, comme Robert Rauschenberg et Jean Tinguely, élargi la signification de l’œuvre d’art et le rapport qu’elle entretient avec le spectateur. Dans les années 1960 notamment, les deux artistes se retrouvent sur un point : révolutionner l’art traditionnel en mêlant les genres et le transposer dans un contexte artistique interactif. Inspirés et animés par les modèles de la génération dada – Marcel Duchamp avant tout, omniprésent tant à Paris qu’à New York –, Rauschenberg et Tinguely entendaient rattacher l’art à la vie.

13 octobre 2009

Grévin, sculptures de (tristes?) sires...


"Sélectionnée, puis contactée, Rachida Dati a eu droit ensuite à une rencontre avec le sculpteur Claus Velte. Taille, mesure, couleurs des yeux, des cheveux, de peau et empreintes, tout a été passé au peigne fin. Une première figure est faite en terre glaise. Une fois que le modèle et le premier jet "collent" au personnage, le véritable travail d'artiste peut commencer. Le sculpteur s'occupe de fournir cire pour le visage et résine pour le corps, avant de laisser l'oeuvre entre les mains des coiffeuses. Des cheveux naturels sont implantés. Durée de l'étape : environ 3 semaines. Vient ensuite le maquillage, fait à la peinture à l'huile par des artistes peintres. Quant aux dents et aux yeux, des prothésistes sont à l'ouvrage. Sans oublier les habits, achetés et choisis minutieusement. En tout, six mois de travail et plus de 25.000 euros par statue... "
Extrait d'un article du 12/10/2009, paru sur le site de l'hebdo Le Point sous le titre "Rachida Dati entre au musée Grévin, d'autres s'en vont" : http://www.lepoint.fr/actualites-exposition/2009-10-12/musee-grevin-rachida-dati-arrive-d-autres-s-en-vont/1039/0/385098
Et bien sur le site du musée : http://www.grevin.com/ ; et n'allez surtout pas y voir les "secrets d'atelier" particulièrement minables...

12 octobre 2009

Michael Hansmeyer, sculpture assistée


"Les algorithmes de subdivision de ce projet sont fondées sur les travaux de Daniel Doo & Malcolm Sabin, Edwin Catmull & Jim Clark, Jörg Peters & Ulrich Reif, et Charles Loop. Les formes sont générés par le processus et exportés sous forme de fichiers dxf. Chaque forme est composée de 200.000 à 16 millions de faces. Les images présentées ont une résolution d'origine de 8000 x 8000 pixels."

Découvrez des explications complémentaires (...By modifying and expanding these established algorithms to include additional weights, one can generate forms with entirely different attributes...) et d'autres formes générées par ce procédé sur le site de Michael Hansmeyer : http://www.michael-hansmeyer.com/html/solids/p20.html

11 octobre 2009

MATISSE & RODIN

Rodin, Mouvement de danse I, Terre cuite,1911, Musée Rodin© musée Rodin - Photo : C. Baraja


Auguste Rodin (1840-1917) et Henri Matisse (1869-1954) sont deux immenses créateurs qu’une génération sépare. Rodin domine l’art de la sculpture. Matisse durant les dix-sept premières années du XXe siècle, où il est le contemporain de Rodin, introduit dans la peinture des révolutions décisives.
L’exposition Matisse & Rodin propose une réflexion sur ce que le maître du Fauvisme a pu déceler en Rodin, sur ce que ses œuvres peuvent nous dire des affinités, correspondances ou différences avec celles du grand sculpteur. Organisée par le musée Matisse de Nice et le musée Rodin de Paris, cette exposition confronte, pour la première fois, la presque totalité de l’œuvre sculpté de Matisse et un certain nombre de ses dessins avec un choix d’œuvres de Rodin.
Même si quelques peintures de Matisse viennent jalonner le parcours proposé, cette exposition a pour dessein de rappeler le rôle que conférait Matisse à la sculpture et au dessin. De même qu’elle veut insister sur ce mode d’expression autonome et parallèle que fut le dessin pour Rodin.
Une sélection d’oeuvres – provenant de la collection du musée Matisse de Nice et du musée Rodin de Paris, ainsi que de collections publiques et privées, françaises et étrangères – évoque, à partir d’un parcours thématique, les différents aspects de la relation que l’on peut établir entre Rodin et Matisse et nous invite à pratiquer cet art difficile de la « comparaison ».


Texte de présentation de l'exposition sur le site du musée Rodin : http://www.musee-rodin.fr/accueil.htm


Du 23 octobre 2009 au 28 février 2010. Rue de Varenne, 79 à Paris.

09 octobre 2009

Teotihuacan, sculpture de l'au-delà

Sculpture du "Seigneur de l'au-delà" (environ 300-450 après J.-C.)


L’exposition rassemble environ 450 pièces exceptionnelles de la culture de Teotihuacan, grande cité de l’Ancien Mexique que de récentes découvertes ont permis de mieux connaître.
Les objets sont présentés par thématiques successives permettant aux visiteurs de découvrir cette cité antique, et de comprendre son fonctionnement, le rôle et l’influence qu’elle a eue dans le monde méso-américain.
Cette exposition unique présente des pièces qui, pour la plupart, n’ont jamais été présentées en Europe, et dont certaines étaient encore inédites au Mexique jusqu’à leur présentation à Monterrey de septembre 2008 à janvier 2009. Les objets sont issus à 95% des collections mexicaines et à 5% des collections européennes (collections des musées ethnographiques allemands et du musée du quai Branly à Paris).



Texte de présentation sur le site du Musée du quai Branly : http://www.quaibranly.fr/

L'article du journal le monde : http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/10/08/teotihuacan-le-passe-debarrasse-du-folklore_1251170_3246.html ; voir aussi l'expo "Moctezuma, Aztec Ruler", en parallèle au British Museum : http://www.britishmuseum.org/ et http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/10/08/grandeur-et-decadence-d-un-souverain-azteque_1251169_3246.html#ens_id=1251253http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/10/08/grandeur-et-decadence-d-un-souverain-azteque_1251169_3246.html#ens_id=1251253

Exposition "Teotihuacan, cité des dieux", Musée du quai Branly, 37, quai Branly, Paris; du 6 octobre 2009 au 24 janvier 2010.

Et prenez le temps de vous perdre dans l'immense catalogue des objets mis en ligne, une véritable mine d'or pour tous : http://www.quaibranly.fr/cc/pod/recherche.aspx?b=1&t=1

03 octobre 2009

Jenny Holzer, à la lumière de l'écrit

Jenny Holzer, MONUMENT, 2008, Installation LED; Textes : Truisms, 1977-79, Inflammatory Essays, 1979-82, Photo: Vassilij Gureev; © 2009 Jenny Holzer, ProLitteris, Zürich / ARS New York


Née en 1950, l'artiste Jenny Holzer est l'une des figures les plus remarquables de l'art d'aujourd'hui. Cette vaste exposition accorde une place centrale aux œuvres réalisées depuis les années 1990. Parmi celles-ci, des installations de texte au moyen d'annonces et de projections par LED qui occupent tout l'espace et qui ont fait la célébrité de Jenny Holzer. On peut également découvrir des œuvres sculpturales. L'exposition ne se limite pas aux locaux intérieurs de Riehen, mais se poursuit sous forme de grands travaux extérieurs sur la paroi externe du musée et en des lieux marquants de la ville de Bâle. L'américaine Jenny Holzer compte parmi les artistes majeurs de notre temps. Elle a attiré l'attention internationale depuis les années 1970 avec ses travaux d'une grande diversité. Ses oeuvres reposent fréquemment sur l'utilisation de textes, qu'elle intègre dans des installations et des tableaux impressionnants associant le personnel au politique et au poétique. L'exposition organisée en coopération avec Museum of Contemporary Art de Chicago présente les spectaculaires installations et projections géantes employant des LED qui ont fait sa célébrité, ainsi que des peintures et des sculptures récentes, peu connues. Certains projets seront également présentés dans des lieux publics de la ville de Bâle. (Texte de présentation de l'exposition)

Exposition à la Fondation Beyeler (CH) du 1 novembre 2009 au 24 janvier 2010. http://www.beyeler.com/

Le site de l'artiste (consacré à son travail de projection de textes sur des bâtiments; que des photos et en NB) : http://www.jennyholzer.com/

Voir aussi sur ce travail de projection le site très intéressant (photos et textes) : http://www.inspiringcities.org/index.php?id=1&page_type=Article&id_article=18024


"London CityPoem: For the City", by Jenny Holzer, avec des poèmes de Wislawa Szymborska et Mahmoud Darwish

02 octobre 2009

Recherches 2009

Installation de Jérôme Giller

Le Centre de la Tapisserie, des Arts du Tissu et des Arts muraux présente les travaux de recherche de ses boursiers de l'année, dans le cadre d'une exposition organisée dans ses locaux. Les trois ateliers de recherche (tapisserie, textile, structure) accueillent annuellement 9 créateurs sur présentation d’un dossier contenant un programme de recherche précis. Cette année, il s'agit de Sandra Biwer, Maren Dubnick, Maria Fernanda Guzman, Niki Kokkinos, Hélène Machin, Julie Menuge, Samuel Coisne, Audrey Finet, Jéromme Giller. Du 3 au 31 octobre 2009.
Place Reine Astrid 9 à 7500 Tournai http://www.centre-tapisserie.org/

01 octobre 2009

Chen Wenling, une valeur sûre...


La sculpture “What You see Might Not Be Real,” par Chen Wenling, était exposée à Pékin à la galerie Sunday. Son sujet est à haute valeur didactique! L'oeuvre se présente comme une critique de la crise financière, avec le taureau représentant Wall Street et l'homme écrasé sur le mur, Bernard Madoff...
(Ng Han Guan/Associated Press)

Art is a common language shared with no geographical limit. I love sculpture and would like to share with everybody in the world who love sculpture too. Chen Wenling

Orlan, unions mixtes, mariages libres et noces barbares


Orlan, Sculpting Brushes, prototype lumineux n° 1, 2009. Techniques mixtes (résine, aluminium, cellule infrarouge, led, électronique programmée, tissu lumineux fibre optique)


Nous avons récemment eu le grand plaisir de recevoir Orlan à l'ARBA-ESA lors de notre rentrée académique; lors de son introduction à la conférence, Marc Partouche directeur de l'école avait évoqué les prochaines activités de notre invitée, et notamment sa prochaine exposition à l'abbaye de Maubuisson ; du 30 septembre 2009 au 8 mars 2010.

"Orlan est une artiste entrée dans l'histoire de l'art et internationalement reconnue. Depuis les années 60, elle a fait de son corps le support d'une oeuvre qui interroge les pressions contemporaines, politiques, religieuses ou sociales qui s'exercent sur l'individu, et en particulier sur les femmes. En intervenant dans le cadre patrimonial et anciennement religieux de l'abbaye, Orlan a le projet de mixer les temps, d'hybrider les apparences, d'unir les différences. L'exposition se concentre sur deux modes d'expression chers à l'artiste: la vidéo et surtout la sculpture que la problématique du rapport de l'oeuvre au lieu, essentielle dans les espaces si singuliers de l'abbaye, lui donne l'opportunité d'approfondir. D'une grande force d'interpellation, les oeuvres spécialement produites pour l'exposition, déclinent sa manière de faire de l'art à la première personne, directe, joyeuse et subversive. Dans la grange, une limousine, figure du luxe et symbole du mariage, est le support d'une projection vidéo intitulée Orlan Remix: Romain Gary, Costa-Gavras, Deleuze et Guattari. Critique de la standardisation des représentations sociales et mise en exergue de l'absurdité du racisme, cette installation monumentale, à l'étrange poésie, prône l'utopie de la mixité. Dans le parloir, Sculpting Brushes, prototype lumineux n° 1, est la première sculpture d'une série intitulée Bump Load. Orlan prête ses traits à cet être mutant, à la fois futuriste et archaïque, ethno et techno-cyber, dont les parties lumineuses réagissent à la présence des visiteurs. Fruit d'un important travail de recherche et d'innovation, Sculpting Brushes, prototype lumineux n° 1 est en réalité une tentative de se réapproprier une utilisation, trop souvent déshumanisante, de la technologie, au profit d'un imaginaire libre, celui de la mondialité. Dans le décor gothique de la salle des religieuses, trois robes moulées en résine s'inscrivent dans la filiation des sculptures de plis, au drapé baroque, réalisées par Orlan. Remix d'oeuvres historiques, ces trois sculptures identiques – dont seul diffère l'aspect de surface – soulèvent la question de la copie et du clonage. Simulacres de l'hyper luxe, elles relient les époques et la permanence des représentations ; le corps absent est à la fois celui de la Vierge, de l'artiste et du mannequin se produisant dans les défilés de mode.En fin de parcours, dans les anciennes latrines, Aka, double artistique d'Orlan, dénonce à travers une installation inédite le harcèlement du sport et de la religion devenus envahissants dans les médias et la vie quotidienne." (Communiqué de presse de l'expo)