"MASTER PIECES"

L'option sculpture a réalisé un coffret "Matières à Sculptures" en série limitée, dans le cadre des manifestations entourant les festivités du 300ème anniversaire de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Ces coffrets seront disponibles via la tombola de l'ArBA-ESA permettant de gagner les différentes éditions proposées par les options.
Le 19 septembre 2014 à 19h30, grande tombola "MASTER PIECES"

Jury MASTER 2014

Jury BAC 2014

31 mars 2010

Tadashi Kawamata, le passeur


Documentaire sur l'installation à la chapelle Saint-Louis de l'hôpital de la Salpêtrière à Paris dans le cadre du Festival d'Automne. Tadashi Kawamata crée une œuvre éphémère en forme de passage, réalisée à partir de chaises et de bancs d'église. Un film réalisé par Gilles Coudert.
Film disponible en DVD : http://www.apres-production.com/


Ce dimanche 4 avril 2010 à 13 heures sur ARTE, découvrez le film "Tadashi Kawamata, plasticien". Dans son film, Éric Beaufils nous entraîne sur les pas de Tadashi Kawamata depuis ses premières oeuvres vidéo jusqu’à ses projets pour l’avenir, dont la passerelle de la Cité de l’immigration. La construction du « Foot Path » – un pont réalisée pour la biennale d’art contemporain de Bordeaux Evento– sert de fil d’Ariane.

Découvrir le travail de l'artiste en vidéo : http://www.dailymotion.com/relevance/search/Tadashi+Kawamata+#hp-h-9 et http://www.youtube.com/results?search_query=Tadashi+Kawamata&search_type=&aq=f


Le site de l'artiste :http://www5a.biglobe.ne.jp/~onthetab/

Découvrez en primeur (fichier un peu lourd) le nouveau projet de Kawamata qu'il réalise à partir de ce mois d'avril à Uster (CH), sur le site internet d'un de ses collaborateurs, l'architecte suisse Christophe Scheidegger : http://architekturprodukte.files.wordpress.com/2009/11/layout01.pdf

29 mars 2010

SANAA, architecture-sculpture

Rolex Learning Center Lausanne, SANAA (2010)



Après Kenzo Tange (1987), Fumihiko Maki (1993) et Tadao Ando (1995), le Pritzker Prize 2010 retourne au Japon avec SANAA ( Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa Architectes ). Le Pritzker Prize, la plus prestigieuse des récompenses pour un architecte, honore chaque année un architecte (ou une agence) vivant pour son oeuvre.

SANAA explore les matériaux contemporains et les fait vivre par des jeux de transparence, de lumière, d’ombre et de matière. SANAA cherche des réponses claires, simples à des problèmes complexes. SANA reprend les fondement de l’architecture, le principe d’économie ( tel que l’a énoncé Alberti) pour produire une architecture simple, lisible, une esthétique de la précision.
L’idée architecturale est maîtresse du projet, et chaque détail du projet vise à répondre à cette idée maîtresse. Chez SANAA un cube doit rester un cube, une ligne, une ligne, un point, un point.
L’architecture de SANAA, par son élégance et sa précision est souvent associée à des marques de prestige tels que Rolex ou Dior. SANAA appellent les édifices publics des "montagnes dans le paysage" soulignant ainsi le souci d’intégration de leurs édifices dans l’environnement. L’édifice et l’environnement doivent former un tout, comme les montagnes le font dans le paysage : c’est l’essence d’habiter.

Extraits de l'article consacré à ce prix sur le site de aRoots archiculture (à visiter plus en profondeur) : http://www.aroots.org/Pritzker-Prize-2010-SANAA.html

Curieusement le site du prix n'a pas encore mis les résultats en ligne : http://www.pritzkerprize.com/

Nous avions déjà parlé de ces architectes à propos du New Museum" de New York : http://acasculpture.blogspot.com/2008/01/architecture-sculpture-i.html

Voir aussi des images du pavillon provisoire de la Serpentine Gallery (Kensington Parks / Hyde Park) en 2009 : http://www.archicool.com/expos/serpentine09/005.shtml ; ou du "Rolex Learning Center" à Lausanne : http://www.archicool.com/expos/EPFL-center/002.shtml

Le site des architectes n'était pas actif lors de notre visite : http://www.sanaa.co.jp/

28 mars 2010

"> PLI <" , au pays des structures...

"Une fois et pas plus", Corinne Mercadier

Le Centre de la Tapisserie de la Communauté Française de Belgique organise, dans le cadre des activités du département structure de son centre de recherche en art contemporain, du 26 mars au 24 mai 2010, l’exposition > PLI <. Cette manifestation tend à montrer dans le visible et le plaisir le phénomène du pli. Phénomène tangible de matière, le pli est considéré comme structure première dans cet événement. Plus de 50 photographies d’artistes reconnus célébrant à leur manière ce thème ont été sélectionnées. De Brassaï à Valérie Belin, la diversité de la sélection offre un parcours surprenant et sensible des manifestations du pli qui ont inspiré ces artistes. De l’ordonnance si touchante d’un lit défait au travail du temps sur la peau, chaque œuvre nous invite à considérer l’événement photographié sous cet angle particulier. En dialogue et en relation avec les tapisseries anciennes du Musée, des œuvres d’art ancien, peinture primitive, estampes de grande qualité se trouvent confrontées dans cette thématique.
André Villers, Sans titre, 1981. Série « Dans la propriété des souffles ».


Mais l’exposition c’est aussi de merveilleux plissés haute couture http://lesateliersgerardlognon.com/index.htm, des origamis, des objets et un espace bibliothèque à la disposition des visiteurs.

Pliage de Stéphane Lannoy



Cette exposition bénéficie de collaborations diverses et notamment celles du Musée de la Photographie (Charleroi), du Musée), des Beaux-Arts (Tournai), du Groupe Lhoist (Limelette), de la Galerie « Les filles du Calvaire » (Paris/Bruxelles), de la Galerie Argos (Bruxelles) et du Cabinet des Estampes et des Dessins (Liège).



Découvrez ou redécouvrez aussi cette extraordinaire vidéo"Déjà vu (Hallu)", de Michel François (Voir : http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/A99E97A60730A4B0C12573D300360A83?OpenDocument&sessionM=2.10&L=1&view= )


Le Centre de la Tapisserie, des Arts du Tissu et des Arts Muraux de la Communauté française de Belgique accueille donc cette exposition consacrée au thème du pli. Comme son nom l'indique, cet espace concentre un certain nombre d'activités muséales qui gravitent autour de la tapisserie, alliant conservation et mise à disposition du patrimoine pour le public. Mais ces murs abritent aussi un centre de recherche en art contemporain, unique en Belgique et internationalement renommé: depuis plus de 25 ans il a accueilli des dizaines et des dizaines de boursiers du monde entier qui ont ainsi pu approfondir et développer leur pratique artistique personnelle ; certains se référant aux techniques textiles traditionnelles, alors que d'autres, s'affranchissant de la fibre, abordent les techniques plastiques les plus contemporaines. Pour accueillir une telle diversité d'approches, il a été créé en son temps trois départements : l'atelier tapisserie, l'atelier textile et l'atelier structure. http://www.centre-tapisserie.org/FR/chapitre01.htm

Musée de la Tapisserie, 9 place Reine-Astrid à Tournai (B).

25 mars 2010

Kordian Lewandowski : l'art console

Parmi les sujets "actuels", les jeux vidéos et leurs personnages emblématiques figurent en bonne place dans la production des artistes en mal d'inspiration; le tout intégré dans une citation d'oeuvre universellement reconnue : voici donc une recette imparable qui vous assure immédiatement une diffusion fulgurante sur le net, par tous les blogueurs en mal d'images spectaculaires.


Le sculpteur Kordian Lewandowski dans ses oeuvres inspirées par les personnages de Nintendo; ici, le petit plombier Mario dans les bras de la princesse Peach, tout un programme...

21 mars 2010

Beat Takeshi Kitano à Paris


"Gosse de peintre" (intitulé faisant référence au père de l'artiste), une exposition particulièrement ludique, où l'on remarquera particulièrement, en dehors des peintures, vidéos et autres installations interactives, les créations 3D réalisées spécialement pour l'occasion.

"C’est avec plaisir, humour et sérieux que Beat Takeshi Kitano s’est lancé dans Gosse de peintre, un projet singulier qui s’installe avec finesse et impertinence dans le monde de l’enfance. Inventée de toutes pièces par Beat Takeshi Kitano pour la Fondation Cartier pour l’art contemporain, l’exposition Gosse de peintre est présentée du 11 mars au 12 septembre 2010. Avec des peintures, des vidéos, mais aussi des objets insolites, des décors, des machines fantasques et sensationnelles, Beat Takeshi Kitano conduit le visiteur de surprise en gag, de jeu en leçon de choses, se moquant de l’art contemporain, s’amusant avec l’histoire et les sciences et se jouant des clichés associés à son pays, le Japon...
...Cette toute première exposition de Beat Takeshi Kitano est l’un des projets les plus ambitieux jamais créés pour la Fondation Cartier. Elle s’adresse aux enfants, tout en parlant aux adultes. Avec Gosse de peintre, Beat Takeshi Kitano prend les enfants au sérieux et les invite à penser, à rêver, à entrer dans le jeu."
Extrait de la présentation de l'exposition sur le site de la Fondation Cartier : http://fondation.cartier.com/?_lang=fr
Voir aussi article sur le site "il était une fois le cinéma : http://www.iletaitunefoislecinema.com/exposition/3561/exposition-beat-takeshi-kitano-a-la-fondation-cartier
Exposition "Gosse de peintre" à la Fondation Cartier à Paris, du 11 mars au 12 septembre 2010.
Site consacré à l'artiste : http://www.takeshikitano.net/

20 mars 2010

Bill Viola et Thierry Kuntzel, voir l'éternité



Après avoir étonné Paris et 134 000 visiteurs au Grand Palais en 2008, le studio national des arts contemporains basé à Tourcoing présente deux artistes majeurs de la scène vidéo. Bill Viola et Thierry Kuntzel sont au centre de « Deux éternités proches ». Les deux hommes étaient amis depuis des années et Le Fresnoy avait déjà consacré une importante exposition à l’œuvre du Français Thierry Kuntzel en 2006, quelques mois avant sa mort.
Extrait de la présentation de Christian Vincent dans La Voix du Nord : http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2010/03/20/article_bill-viola-une-star-mondiale-de-l-art-vi.shtml
L' exposition "Deux éternités proches", jusqu'au 25 avril 2010, au Fresnoy Studio National des Arts Contemporains http://www.lefresnoy.net/, 22 rue du Fresnoy à Tourcoing (F).
L'article du monde : http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/04/05/l-hommage-de-bill-viola-a-son-maitre_1329012_3246.html
Le site de Bill Viola : http://www.billviola.com/

Claude et François-Xavier Lalanne, histoires de contenu

Rhinocrétaire II (ouvert), François-Xavier Lalanne, 1966. Laiton, corne de rhinocéros, bois gainé tôle de laiton, queue en cuir avec armature en acier, Musée des Arts décoratifs, Paris, © ADAGP. Les Arts Décoratifs. Photo : Jean Tholance.


Les Arts Décoratifs présentent une grande exposition consacrée à Claude et François-Xavier Lalanne. Il s’agit de la première rétrospective dans un musée parisien, depuis leur participation à l’exposition de 1977 « Artiste/artisan » organisée au musée des Arts décoratifs. Ne formant qu’un aux yeux du public, ce couple d’artistes est connu pour avoir fait de la nature et des animaux le support de leurs créations. Sculpteurs inclassables, Claude et François-Xavier Lalanne ont toujours exposé ensemble, avec l’idée commune de donner parfois à la sculpture une fonction. Leur travail sera montré sous des multiples aspects, de la sculpture monumentale aux objets du quotidien. Plus de 150 pièces sont mises en scène par Peter Marino, invitant le visiteur à découvrir l’univers des Lalanne dans la nef du musée des Arts décoratifs.
Extrait de la présentation de l'exposition sur le site du musée (beaucoup à lire et voir) : http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/accueil-292/une-486/francais/arts-decoratifs/expositions-23/actuellement-501/dans-la-nef/les-lalanne/


Cette œuvre a été acquise grâce au mécénat de Gregory et Regina Annenberg Weingarten, et de la Fondation Annenberg. Cette sculpture de 1966 est le deuxième rhinocéros créé par François-Xavier Lalanne. Il fait suite au Rhinocrétaire présenté en 1964 à la galerie J de Janine Restany. François-Xavier Lalanne le décline en plusieurs matériaux, en laiton, en cuivre, en bronze. Sous la carapace de l’exemplaire du musée des Arts décoratifs, il a imaginé tout un système de rangements et de cases. L’animal s’ouvre à différents points de son anatomie pour laisser découvrir ces cavités comme une gigantesque boite à secret.
Les Arts Décoratifs , 107 rue de Rivoli à Paris ; du 18 mars 2010 au 4 juillet 2010.
Ne manquez pas de visiter aussi dans un style différent : Il était une fois Playmobil, du 10 décembre 2009 au 16 mai 2010.

16 mars 2010

Marina Abramovic is alive


Marina Abramović et Ulay, "Imponderabilia". Performance originale de 1977 ( 90 minutes).
Galleria Comunale d'Arte Moderna, Bologna.
Courtesy Marina Abramović and Sean Kelly Gallery/Artists Rights Society (ARS), New York.



"Il faut prendre son élan pour entrer dans la deuxième salle. Puis choisir de faire face à l'homme ou à la femme. Car même relativement svelte, il faudra se faufiler en crabe entre leurs deux corps entièrement nus et parfaitement immobiles. Les deux cariatides en chair et en os font partie du bataillon de 39 « performeurs » qui vont se relayer jusqu'au 31 mai au sixième étage du Moma (Museum of Modern Art), dans le cadre de la première grande rétrospective consacrée à l'artiste d'origine serbe Marina Abramovic, 63 ans, pionnière du « body art » et de la performance.
Pour cette exposition-marathon, baptisée « The Artist is Present », qui attire déjà les foules depuis quelques jours, Marina Abramovic n'a pas lésiné sur sa présence. Assise à une grande table, elle fait face aux visiteurs qui ont l'envie de la défier. Elle y restera, assise et immobile, sept heures par jour, six jours par semaine, soit un total de 716 heures environ. Sa plus longue performance à ce jour. Les candidats se succèdent avec impatience pour cette partie d'échecs invisible avec la reine du « performance art ». Entre deux visiteurs, elle se plie en deux et se masse le visage, comme harassée par cette vision épuisante de l'humanité ordinaire. L'endurance est le propre de l'oeuvre de Marina Abramovic, qui a parfois poussé son art jusqu'aux limites de l'automutilation."
Extrait de l'article "Body Art live au Moma de New York", de Pierre De Gasquet sur le site du quotidien Les Echos : http://www.lesechos.fr/journal20100316/lec1_derniere/020416930059-body-art-live-au-moma-de-new-york.htm
Le site du musée consacré à l'expo et la performance en live de l'artiste : http://www.moma.org/interactives/exhibitions/2010/marinaabramovic/
Ne pas manquer de visiter le site en entier, vous y trouverez des perles comme le récit de la première performance de Marina Abramovic...
Marina Abramović : "The Artist Is Present", du 14 mars au 31 mai 2010 au Moma (Museum of Modern Art de New-York).

Marina Abramovic is on Facebook, avec ses 15000 et quelques fans : http://www.facebook.com/pages/Marina-Abramovic/300806525911

15 mars 2010

Fernando Botero, matières planantes

La police colombienne a découvert dans un entrepôt de Bogota 16 kilos de cocaïne dissimulés dans des copies de sculptures de l'artiste Fernando Botero qui devaient être envoyées en Espagne, a-t-elle annoncé samedi."Il s'agissait d'un système sophistiqué de camouflage, dans des copies de sculptures d'un artiste colombien de renom", a annoncé la police judiciaire dans un communiqué. La drogue, a-t-on précisé de même source, était mélangée au matériau même des sculptures, et devait être envoyée à Madrid.
Extrait d'une dépèche AFP du 14 mars 2010 : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g_jq-fPWCDZw5EvKgXBrwNqIkD1A
Nous avons parlé de Fernando Botero dans nos colonnes il y a peu : http://acasculpture.blogspot.com/2009/12/fernando-botero-les-anciens-et-les.html

12 mars 2010

Serge Spitzer, sculpture circulatoire

"Re/Search (Alchemy and/or Question Marks with Swiss Air)" (version 2007, Kunstmuseum Bern)

"Serge Spitzer s’emploie à révéler des éléments, des formes et des systèmes cachés dont on perçoit les effets sans chercher à en connaître les causes. Depuis les années 1970, il livre des sculptures extra-lucides où le quotidien est confronté et lié avec l’imaginaire. Ces modèles de réalité, points de tension entre le visible et l’invisible, modélisent les mécanismes de la communication, de la perception et de la conscience. L’artiste emprunte un vocabulaire complexe issu de son environnement pour élaborer des œuvres en conflit et en équilibre constant. Ses sculptures, organismes autonomes, sont des monuments éphémères qui possèdent en eux-mêmes les conditions potentielles de leur autodestruction."

Extrait de la présentation de l'artiste sur le site du Palais de Tokyo : http://www.palaisdetokyo.com/fo3/low/programme/index.php?page=nav.inc.php&id_eve=2864&session=42
Installation de Serge Spitzer au Palais de Tokyo, du 19 février au 5 décembre 2010, avenue du Président Wilson à Paris.

Voir aussi article sur "suite101.fr" : http://artcontemporain.suite101.fr/article.cfm/serge-spitzer-au-palais-de-tokyo
D'autres photos de l'installation à Bern : http://www.realitymodels.org/projects/103/show/Re_Search%20(Alchemy%20and_or%20Question%20Marks%20with%20Swiss%20Air)

Serge Spitzer est également connu pour cette sculpture "Index 1972-92", déclinée et exposée dans différentes versions; ici à Essen, inauguration de la spirale le 24/03/1996.

11 mars 2010

Antony Gormley sur les toits de New York


Photographie : James Ewing/Barcroft, USA

Trois hommes nus sont apparus cette semaine sur les toits de New York: figures inquiétantes qui semblent sur le point de tomber, ils font partie d'une nouvelle installation d'art contemporain. La première de ces statues à taille humaine, conçues par l'artiste britannique Antony Gormley, a été posée mardi sur un immeuble de la 5ème avenue, et deux nouvelles sculptures étaient exposées mercredi.
En tout, 31 statues devraient être installées en haut des bâtiments les plus célèbres de la ville, y compris sur le toit de l'Empire State Building à 380 mètres d'altitude.
Quatre d'entre elles seront posées sur le sol, sur la 5ème avenue, Madison avenues et dans d'autres endroits très fréquentés.
Les statues, mélanges de fer et fibre de verre et modelées d'après le corps de l'artiste, peuvent évoquer dans leur position vacillante sur les rebords des toits des personnes sur le point de se suicider.
"Je ne sais pas ce qu'il va se passer, à quoi ressembleront mes statues ni comment elles seront comprises, mais ce qui compte pour moi est de jouer avec la perception des New-Yorkais. Je tiens à ce que les statues soient placées le plus près possible du rebord des toits", a expliqué Antony Gormley dans un communiqué.

Photographie James Ewing

Le site du projet : http://eventhorizonnewyork.org/

08 mars 2010

Felix Gonzalez-Torres, la mort en face

«Sans titre (Portrait de Ross)», ChicagoInstitute of Art.
Cette œuvre représente le poids (en bonne santé) de Ross, l'ami de Felix Gonzalez-Torres, mort du sida en 1992, soit quatre ans avant son propre décès dû également au sida.
Les visiteurs peuvent prendre un bonbon et l'installation est régulièrement réapprovisionnée.


"Il n'y a pas grand-chose à "voir" dans la rétrospective que le Wiels, centre d'art bruxellois, consacre à l'artiste Felix Gonzalez-Torres, mort avant ses 40 ans, en 1996. Mais cela n'empêche en rien le ravissement. Car ce plasticien américain d'origine cubaine a produit dans les années 1980 et 1990 une œuvre fondamentale, qui continue à inspirer les artistes de toute la planète. Rares sont les expositions qui se permettent de réunir une telle concentration de pièces maîtresses, sans pour autant virer au tombeau. Quand Gonzalez-Torres fut le représentant posthume des Etats-Unis à la Biennale de Venise en 2007, l'hommage était bien triste. A Bruxelles, au contraire, l’œuvre retrouve toute sa force vitale, portée par des envolées alchimistes."



Sa dernière oeuvre avait été présenté fin 2009 à l'exposition "Deadline" : http://www.parismusees.com/deadline/ et http://acasculpture.blogspot.com/2009/11/deadline-last-minute.html


Gustav Metzger, l'art autodestructif

"Liquid Crystal Environment" (2005–2009), cinq projecteurs et cristaux liquides.
Courtesy of Tate, London© 2009 (Jerry Hardman-Jones)


"L'art contemporain a ses vétérans. Il les néglige parfois. Puis les réhabilite soudain, au crépuscule de leur vie. Gustav Metzger est l'un d'eux. Méconnu en France, il a enfin droit à sa rétrospective, que lui offre le Musée d'art contemporain de Rochechouart (Haute-Vienne). Né en 1926, cet artiste britannique n'a jamais joué les stars. De 1977 à 1980, il avait même fait une "grève de l'art", refusant de produire. Mais depuis quelques années, le voilà propulsé au-devant de la scène : les biennales se l'arrachent, Londres l'exalte. C'est sa rétrospective de l'automne 2009 à la Serpentine Gallery londonienne qui se pose aujourd'hui au château de Rochechouart, coproducteur. Couvrant cinq décennies, de 1959 à 2009, elle garde toute sa radicalité."

Voir aussi l'article du Guardian : http://www.guardian.co.uk/artanddesign/2009/sep/28/gustav-metzger-auto-destructive
"Gustav Metzger, décennies 1959-2009",
Musée d'art contemporain, place du château, Rochechouart. Jusqu'au 15 juin 2010.
http://www.musee-rochechouart.com/

Pour mieux découvrir l'artiste, autravers de ses écrits et projets : http://www.luftgangster.de/gmetzger.html

03 mars 2010

Michel François, la géométrie variable des sens



Vidéo consacrée au montage de l'expo "Plans d'évasion" en 2009 au S.M.A.K.(Gand, B).

Né en 1956, Michel François a participé à la Biennale de Venise (1999), à la Documenta 9 de Kassel (1992), et à de nombreuses expositions personnelles et collectives à travers le monde.
La sculpture est une pratique fondatrice et omniprésente dans le travail de l’artiste qui peut prendre aussi les formes de la photographie, de la vidéo, de l’installation ou de la performance.

Michel François, Pavillon noir, 2002, photo Dirk Pauwels, S.M.A.K.

Cette exposition "Plans d'évasion" réalisée en coproduction avec le S.M.A.K. http://www.smak.be/tentoonstelling.php?la=fr&y=2009&tid=0&t=archief&id=444 (Stedelijk Museum voor Actuele Kunst) est accueillie à l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne, du 12 mars au 09 mai 2010 : http://www.i-art-c.org/

Photos, et texte de Guillaume Désanges à propos de l'exposition au S.M.A.K. : http://www.guillaumedesanges.com/spip.php?article47

La symétrie est une donnée fondamentale dans le rapport de Michel François à ces deux espaces d'exposition. A l'Institut, il exploite cette caractéristique tout en réadaptant la présentation des oeuvres et en réalisant de nouvelles. Au sein de son oeuvre proliférante et mouvante, émergent des préoccupations récurrentes : le vivant sous toutes ses formes (insertion du végétal, représentation du minéral, geste humain…), l'ordonnancement des forces (gravité, équilibre, résistance…) et la métaphore de l'enfermement et tout ce qu'elle induit (brisures, trouées, évasion…).(Extrait du communiqué de presse de présentation de l'exposition à Villeurbanne)

Un article de Claude Laurent (01/03/2010) sur le site de la libre, à propos de la monographie qui vient de lui être consacrée : http://www.lalibre.be/culture/arts-visuels/article/565937/michel-francois-un-modele-de-liberte.html "Michel François. Plans d’évasion". 360 p., texte analytique de Guillaume Désanges. Roma Publications.

Découvrir également ce texte intéressant à propos d'un ancien projet de Michel François au Domaine de Kerguéhennec: http://www.art-kerguehennec.com/expos/francois.htm

02 mars 2010

Baptiste Debombourg, séismes

"Turbo", installation contextuelle en bois aggloméré mélaminé blanc, 2008. A la Galerie Patricia Dorfmann : http://www.patriciadorfmann.com/artist/debombourg/works


Découvert sur le net, cet artiste français qui semble avoir un certain sens de la catastrophe au travers de ses installations; l'effet est impressionnant. Voir son site : http://www.baptistedebombourg.com/fr ; voir aussi, pour explications et autres documents : http://www.trendsnow.net/2010/02/baptiste-debombourg.html
Exposition actuelle : "BATTEMENT D'AILE, VOLET II", du 06 février au 28 mars 2010, à la Galerie du Dourven; Domaine Départemental du Dourven à Trédez-Locquémeau (F).
Les artistes découvrent lors d'une résidence les territoires et rencontrent des entreprises, et conçoivent leurs oeuvres. Cette exposition comporte deux moments successifs de présentation : la Chapelle des Pénitents et la Galerie du Dourven. Le dossier de presse : http://www.oddc22.com/pdf/dp_battementdaile.pdf


"Volte Face" (2010). Sarajevo. Pares-brises, clous, bois. Dimensions variables, 4,2 x 2,7 x 1,5m