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27 décembre 2011

Henrique Oliveira, bois couché


Henrique Oliveira est un jeune artiste brésilien (São Paolo) qui s'est spécialisé dans la mise en œuvre de bois tranché (utilisé pour les placages), et qui réalise de grandes structures pénétrables avec ce matériau en juxtaposant des couches de différentes essences de bois.

"The Origin of the Third World", vue intérieure (2010); 29ème Biennale de São Paulo (installation).
Bois, PVC et métal. Dimensions : 4,9m x 45m x 5m


"Tapumes" (2008) Galerie Vallois, Paris
Bois et PVC  3,2m x 6,2m x 0,9m


"Tapumes" - Casa dos Leões - (2009) VII Biennale de Mercosul, Porto Alegre, Brésil. 
Bois et PVC. Photo : Eduardo Ortega

Pour sa première exposition à la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois - également sa première exposition personnelle en Europe - l’artiste brésilien Henrique Oliveira (né en 1973) transpose au cœur de Paris la déliquescence dynamique des banlieues de São Paolo, sa ville natale. Que ce soit dans sa peinture, ses sculptures ou ses installations, Oliveira parvient à libérer une série de formes, de textures et de couleurs pleines de vie, dont l’aspect organique est à la limite du parasitique. Il associe la chair même de sa ville natale en utilisant du bois de « tapumes »,c’est à dire de palissades, à de nombreuses références à l’histoire de l’art et à la science.
Lillian Davies, texte de présentation sur le site slash/paris à propos de l'exposition de l'artiste à la Galerie Philippe et Nathalie Valois
  

"Bololô"(2011), Smithsonian National Museum of African Art, Washington DC (installation).
Bois; dimensions : 4,3 x 9,2m x 7,6m 
Le site de l'artiste pour découvrir l'ensemble des photos : http://www.henriqueoliveira.com/

Merci aux amis de facebook pour cette découverte.

13 décembre 2011

Maurizio Cattelan, la reconversion


Exposition rétrospective de Maurizio Cattelan au Guggenheim de NY, du 4 novembre 2011 au 22 janvier 2012. Voir la page d'accueil du musée et découvrez la vidéo du montage de l'installation : http://www.guggenheim.org/new-york/exhibitions/on-view/maurizio-cattelan-all


"Maurizio Cattelan: artiste de haut vol", un article à découvrir sur le site de PARIS MATCH :
 http://www.parismatch.com/Culture-Match/Art/Actu/Maurizio-Cattelan-artiste-de-haut-vol-363465/
Paris Match. Que ressentez-vous devant l’ensemble de vos 128 pièces, suspendues dans la rotonde du musée Guggenheim ?
Maurizio Cattelan. Je me sens comme un père qui a abandonné ses ­enfants et les retrouve. C’est ce que vous dé­couvririez si vous cassiez mon cerveau.
L’idée n’était pas de reproduire le travail tel qu’il a été conçu et présenté, mais de faire un commentaire. Tout est au même niveau, travaux connus et moins connus ; ils pendent comme des saucissons. Ce qui enlève le côté tragique de certaines œuvres. Je l’intitulerais “Le pire de Maurizio Cattelan”. C’est une rétrospective sans nouvelle pièce, mais qui constitue en soit une nouvelle œuvre ! J’ai essayé de trouver le bon équilibre entre le compromis et sauver mes fesses.
Découvrir un ensemble d'oeuvres de l'artiste sur le site de la Galerie Perrotin :
http://www.perrotin.com/artiste-Maurizio_Cattelan-2.html

L'artiste s'est déclare "fatigué" et à annoncé qu'il souhaitait "changer d'occupation", pour mieux se concentrer sur ce qui semble sa nouvelle activité : le magazine au nom engageant de TOILETPAPER

09 décembre 2011

La visite au musée...

BRUXELLES - Virez l'art contemporain du dedans, il renaitra au dehors! Une dizaine d'étudiants de l’Académie des Beaux-Arts se sont changés en statues humaines pour protester contre la fermeture du Musée d’Art Moderne.
« Et nous alors ? », grognent-ils, les mains dans le plâtre. « Notre accessibilité à la création ? Notre visibilité au public ? ». C’est qu’effectivement l’un et l’autre sont menacés depuis le 1er février et la fermeture du Musée d’Art Moderne. Et ces étudiants de l’Académie des Beaux-Arts se sentent directement concernés. Alors c’est leur avenir, leur passion, leur métier qu’ils sont venus défendre, de manière très... artistique.
« Nous avons décidé de nous emplâtrer car nous sommes inquiets quant au devenir culturel », explique l’un d’eux. « En tant que jeune génération créative, nous nous trouvons figés face à cette décision ». Au sens propre : petit à petit, ce sont huit statues humaines qui s’élèvent sur les marches du musée. L’art contemporain n’a plus sa place à l’intérieur, il s’exporte et s’expose à l’extérieur. Une performance symbolique face à une fermeture problématique : Bruxelles, capitale de l’Europe, n’a plus du tout de musée d’art moderne...
  On pourrait contester, et avancer que la fermeture n’est que temporaire, qu’elle se fait dans l’attente de la construction d’un nouveau musée d’art contemporain, bien plus beau, bien plus grand. « Oui, mais dans combien de temps? », répondent ces étudiants. « 10 ans ? 20 ans ? C’est impensable de priver si longtemps le public et les jeunes artistes d’un accès à une collection d’art contemporain ».
Attirés par l’agitation, quelques membres du personnel viennent s’entasser sur les marches. Et contre toute attente, ils approuvent ! « Nous sommes également sensibles à la question », glisse rapidement un employé.
Plus les minutes passent, plus la foule s’amasse. Les passant sourient, lisent les tracts. Certains mettent même la main à la pâte ; la main dans le plâtre...

Et pour creuser le sujet, le site Musée sans Musée qui rassemble les opposants à la fermeture : http://museesansmusee.wordpress.com/
 Crédits photos V. Go.

08 décembre 2011

Wunderkammer et cabinets de curiosités

  Jan Fabre, "L'Oisillon de Dieu" (2000);
crâne, ailes de coléoptères, perruche empaillée, collection particulière


Pascal Bernier, "Funeral Fish" (1996); 
boîtes de poisson, croix métalliques.


 Ulrike Bolenz, "aquarium" (2006?)


Laurence Dervaux (2003), "A raison de 7000 litres de sang pompés par le cœur humain en vingt-quatre heures, cette pièce représente le nombre de litres pompés en une heure et vingt-huit minutes "
750 réceptacles en verre transparent, eau colorée; chaque réceptacle est recouvert d’une plaque de verre.
Dimensions : 160/110/340 cm.

Jacques Dujardin; création en charcuterie.



L'exposition Wunderkammer, cabinet de curiosités contemporain, rassemble plus de 20 artistes plasticiens travaillant en Belgique. Ils ont également ceci de commun qu'ils créent, à travers leur art, des mondes imaginaires. La réunion de leurs œuvres au sein du Botanique évoque l'ambiance singulière et mystérieuse, toujours à la frontière entre science et croyance, du cabinet de curiosité renaissant.
Pour l'occasion, le Museum du Botanique se transforme et se rend méconnaissable.
Dans ce parcours aux allures initiatiques, le visiteur aura l'occasion de découvrir une Wunderkammer - littéralement chambre des merveilles - aux accents résolument contemporains. Pour ce faire, les artistes se sont volontiers prêtés à l'exercice de style, laissant de côté les espaces épurés qui mettent traditionnellement leurs œuvres en valeur au profit d'une scénographie d'accumulation, inspirée des cabinets d'antan.
Extrait de la page de présentation du Botanique :  http://www.botanique.be/expo/wunderkammer-cabinet-de-curiosit%C3%A9s-contemporain


Avec la participation de : Pascal Bernier, Ulrike Bolenz, Charley Case, Eric Croes, Wim Delvoye, Laurence Dervaux, Yves Dethier et Olivia Droeshaut, Jacques Dujardin, Jan Fabre, Alessandro Filippini, Manu Geerinck, Roberto Kusterle, Alexandra Leyre Mein, Jean-Luc Moerman, Michel Mouffe, Vincent Solheid, William Sweetlove, Bénédicte van Caloen, Patrick van Roy et Sofi van Saltbommel.

Exposition ouverte du 8 décembre 2011 au 12 janvier 2012, au Botanique, Rue Royale 236 à
1210 Bruxelles.

NB : les illustrations proposées ne correspondent pas nécessairement au contenu de l'exposition.

Pour approfondir (un peu) le sujet des cabinets de curiosité, un petit tour sur Wikipedia , où l'on apprendra par exemple que :

"Dans les cabinets de curiosités, les collections peuvent s'organiser en quatre catégories (nommées en latin) :
  • artificialia, qui regroupe les objets créés ou modifiés par l'Homme (antiquités, œuvres d'art) ;
  • naturalia, qui regroupe les créatures et objets naturels (avec un intérêt particulier pour les monstres) ;
  • exotica, qui regroupe les plantes et animaux exotiques ;
  • scientifica, qui regroupe les instruments scientifiques."
Et "par curiosité", pourquoi ne pas faire un tour sur la page du groupe Wunderkammer de Flickr où vous trouverez près de 12.000 photos sur le thème. Ou faire un tour sur un blog consacré à ce thème : http://wunderkammermirabilia.tumblr.com/ . Au détour de vos pérégrinations, vous découvrirez aussi des collections très particulières, comme celle de Alex CF "conservateur et dépositaire de la collection Merrylin Cryptid" : http://alexcf.com/blog/; ici avec son "Fungi Research Receptacle"

29 novembre 2011

art/terre et Entre-lacs, remuer ciel et terre

" Drawing on the water" (2010), Fred Martin

art/terre et Entre-lacs sont deux événements bisannuels d’arts plastiques contemporains organisés in situ et au cours desquels, durant une semaine, dix créateurs (ou équipes) internationaux sont invités à réaliser une œuvre artistique originale dans laquelle la terre (à BE-Comines-Warneton) et l’eau (à FR-Villeneuve d’Ascq) sont essentiels.
Les deux manifestations s’appuient sur des spécificités locales nées de ressources naturelles : les lacs pour Villeneuve d’Ascq et les briqueteries pour Comines-Warneton. (extrait de la présentation sur la page conduisant aux sites des manifestations).

Attention : J -30 pour les appels à projets des concours  ART/TERRE et ENTRE-LACS 2012
Règlement de participation : www.art-terre.be ou www.entre-lacs.eu

 
 
"Home, sweet home" (2010), Armande Jammes, Aurélien Zoia, Sylvain Morin

12 novembre 2011

Mariele Neudecker, paysages atmosphériques


"Heaven, Sky" (2008)

"My work is attempting to challenge conventional ways of seeing and re-considers the dichotomy between nature and culture. The ideas underpinning my work grew out of a process of collecting images and concepts of predominantly Northern European Romantic Ideas - mingled with a desire to undermine and dissect those concepts. The use of technology in the work enables and destroys records of fiction and fact - in return science and technology become vehicles for the Sublime."

« Unrecallable Now » (1998); mixed media incl. 18 000 l of water solution, fiberglass
850 x 1950 x 120 cm. Henry Moore Fellowship commission installation at Spike Island, Bristol, UK; 
installation Melbourne International Biennial, Melbourne, Australia (1999); 
installation Yokohama International Triennale of Contemporary Art, Japan (2001).

Mariele Neudecker, une artiste allemande installée au Royaume-Uni, est connue pour ses installations de "paysages atmosphériques"; une technique personnelle qui combine résine polyester, chimie et aquariophilie... dans des échelles qui vont de la maquette en vitrine à la grandeur nature. Un romantisme teinté de Caspar David Friedrich... 

Certaines de ses œuvres seront visibles à partir du 9 décembre 2011 dans le cadre de "Surnaturel", une exposition présentée à Ottawa (Canada) au cours des prochains mois : Musée canadien de la nature (jusqu’au 12 février 2012), le St. Brigid’s Centre for the Arts et la Patrick Mikhail Gallery. Voir : http://punctumbooks.com/titles/preternatural/


"The Internal Slipping Out Into The World At Large"(2000). fluorescent fishing line, wood, mixed media,
230 x 180 x 190 cm. Une œuvre qui a fait parler d'elle en son temps, à cause de rumeurs de plagiat par le  Lead Pencil Studio intégrant des "éclairages" utilisant ce principe technique dans son projet pour le Frank Gehry’s Guggenheim Abu Dhabi... Plus d'infos : http://www.thestranger.com/seattle/Content?oid=511123
(Nous vous avons déjà parlé de ce studio dans le cadre d'un autre projet : http://acasculpture.blogspot.com/2010/11/lead-pencil-border-sign.html )

Le site de l'artiste (documents de petit format) : http://www.marieleneudecker.co.uk/

" I Don't Know How I Resisted The Urge To Run"  (1998)

Découvrir le dossier de presse (extrait ci-dessous) lors de l'exposition à la Tate St. Ives :  http://www.marieleneudecker.co.uk/Resources/Tate%20St.Ives%20-%20exhibition%20c.pdf
The fabricated worlds presented by Mariele Neudecker with their careful construction and simulated weather, seem to encapsulate the atmosphere and promise of the sublime imaginary moment in our memory. The landscapes created for her tank works, although not large, are representations and reproductions of the Romantic landscape by such iconic artists as Caspar David Friedrich, whose paintings allowed us to look down and across sublime vistas. Her tank pieces envelope our gaze, prickle our imagination and lure us in to see beyond the obvious – albeit enchanted – illusion, we know that this is no representation of reality.


Un aperçu photographique de ses œuvres sur le site de la Galerie Barbara Thumm :  http://www.bthumm.de/www/artists/neudecker/exhibitions.php 
A propos de son travail de scénographe : http://www.youtube.com/watch?v=Z3P0RbMHJtk

10 novembre 2011

Chu Enoki, tour de ville


Vue détaillée de la sculpture; gauche : © yuto hirakakiuchi, 
courtesy of chu enoki; droite :  © yoshisato komaki, via shift

Image © haruo kaneko courtesy of hyogo museum of art 
L'artiste japonais Chu Enoki a créé "RPM-1200", une ville futuriste bâtie à partir de ferraille récupérée et  retravaillée dans son usine . "RPM-1200" est l'œuvre centrale d'une rétrospective du travail de l'artiste intitulée  "unleashing the museum" (littéralement : "libérer le musée") et exposée au musée de Hyogo (Japon) en novembre 2011. (http://www.artm.pref.hyogo.jp/eng/home.html )

images © keizo kioku
 
La disposition des éléments ne répond pas à un plan prédéterminé mais répond plutôt à l'inspiration de l'artiste. La sculpture, fortement éclairée, est présentée dans une salle d'exposition plongée dans l'obscurité.



Image par y.i.; image courtesy of chu enoki
Découvrir d'autres travaux sur le site de l'artiste : http://chuenoki.com/index.html ; et son blog : http://chuenoki.chicappa.jp/documents/

A voir sur : http://www.flickr.com/photos/danwinckler/tags/chrisharvey/

Et pour compléter un lien qui montre d'autres villes "futuristes" tout aussi délirantes : http://amazingdata.com/amazing-cityscape-art-made-from-unusual-objects/

Découvrir également les villes très colorées d'Isek Kingelez (RDC) : http://www.caacart.com/html/bodys-isek-kingelez.htm
 


Info de base trouvée sur Designboom.

05 novembre 2011

Dubuffet, (le sculpteur et) l'architecte

DUBUFFET architecte. Titre surprenant, voire provocant car si chacun s’accorde à reconnaître en Jean Dubuffet l’un des peintres majeurs de la seconde moitié du XXe siècle, la dimension architecturale de son œuvre est moins connue. Elle lui valut pourtant en 1982 la médaille de The American Institute of Architects, seul honneur qu’il ne refusa pas au cours de sa vie.
La page du Musée d'Ixelles (extrait de la présentation de l'expo) :

Dubuffet à la Closerie Falbala. Photo : © Fondation Dubuffet

"DUBUFFET architecte", du 20 octobre 2011 au 22 janvier 2012 au Musée d'Ixelles, rue Jean Van Volsem 71 à B-1050 Bruxelles. Une exposition, mais aussi un catalogue officiel publié en coproduction dans le décours de cette suite d'étapes : la Fondation Henie Onstad Hovikodden-Oslo (Norvège) - du 10 mars au 20 mai 2011, puis le Skissernas Museum, Lund (Suède) de juin à septembre 2011 et enfin le Musée d’Ixelles. C'est le seul ouvrage actuellement disponible sur l’œuvre monumentale de Dubuffet.
Vidéo de présentation à découvrir sur le site de Télé Bruxelleshttp://www.telebruxelles.be/portail/info/info-culturelle/16341-dubuffet-larchitecte

 "Le Mur bleu" (1967); Photo Bharfot.

Les maquettes naissent d'abord d'un bloc de polystyrène expansé que Dubuffet sculpte au fil chaud avec autant de " liberté et d'immédiateté qu'avec un crayon courant sur le papier ". Léger, se manipulant aisément, le polystyrène expansé fait partie des nombreuses découvertes techniques qui ont souvent entraîné l'artiste vers des développements et renouvellements de son œuvre. L'étape suivante consistera à mettre au point des techniques de transfert ou moulage en résine époxy des œuvres taillées dans le polystyrène. Extrait de la page de la Fondation Dubuffet consacrée aux sculptures de l'artiste : http://www.dubuffetfondation.com/sculptures.htm

Dubuffet sculptant un bloc de polystyrène.(1970)

Sa réalisation la plus grande reste la "Closerie Falbala", construite entre 1971 et 1973 (remaniée jusqu'en 1976) et réalisée en epoxy et béton projeté peints au polyuréthane; superficie : 1610 m2, 8 mètres au point le plus haut . Classée Monument historique en 1998, simulacre d'un jardin clos de murs au centre duquel se dresse la Villa Falbala construite pour abriter le Cabinet logologique, sa " chambre d'exercice philosophique ".


Pour mieux cerner le personnage, lire par exemple cet article : http://www.lexpress.fr/informations/3-jean-dubuffet_643104.html 
Lire également ce dossier conséquent, consacré à l'art public, où l’œuvre de Dubuffet trouve une place de choix, et notamment le fameux projet non réalisé "Le Site Scripturaire" (1974) pour la Piazza de la Défense:  http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/054000281/0000.pdf

26 octobre 2011

Bruno Weber, le facteur suisse


Le peintre et sculpteur zurichois Bruno Weber est décédé lundi 24 octobre 2011 à Dietikon (CH) à 80 ans, a indiqué ce mardi la Fondation Bruno Weber.
Bruno Weber a réalisé ses jardins de sculptures à Spreitenbach (Suisse, canton d'Argovieet) depuis 1962, et on y admire entre autres choses, sa maison, avec une tour de 25m de haut. Le parc de sculptures (20.000 m²) rassemble l'ensemble des œuvres de l'artiste. (photos 1 et 2 : Paebi et Günter Borgemeister

La page consacrée à l'artiste sur le site de la Tate : http://www.tate.org.uk/britain/exhibitions/outsiderart/environments/switzerland_large.htm
Le site de la fondation Bruno Weber : http://www.bruno-weber.com/

25 octobre 2011

Allard van Hoorn : "Songlines", musiques "topographiques"


Il y a des créations où médias et techniques se fondent pour ouvrir de nouvelles voies... comme chez l'artiste néerlandais Allard van Hoorn au travers de ses "Songlines"

To enable the architecture to be listened to whenever needed, the site-specific structure of the Communities Section of the 2011 Gwangju Design Biennale, the On-Site Hub, was interpreted during a live performance as a musical score derived from its shape. Sound is generated using local elements of tradition, myth and folklore, in this case contemporary Korean dance creating an Urban Songline that will remain in the space.

A performance in which the seating blocks in front of the stage form a representation of the mountain Mudeungsan that functions as a refuge for the citizens of Gwangju from the trauma of the bloody student riots of May 18th 1980. Dancers improvise based on pictures taken on the mountain. Their field of operation is the mountain (outside) and the representation of the city (inside), keeping in mind the origins (5000 years ago) of Korean dance as a Shamanic practice.

Le site de l'artiste : http://www.allardvanhoorn.com/biography_005.asp
Ne manquez pas de découvrir les autres expériences "topossoniques" de l'artiste : http://vimeo.com/29556098

Merci à Troi Boglesseoure pour le lien.

Hélène Mugot, perles de lumière

Morceaux choisis pour présenter une œuvre polymorphe : celle d’Hélène Mugot, artiste de la lumière, qu’elle questionne dans tous ses sens : physique, scientifique, symbolique et mythique. Et c’est pour mieux la révéler qu’elle s’empare de techniques aussi diverses que la photographie, l’holographie, la vidéo et de matériaux tels que le verre, le cristal, les prismes optiques ou encore l’or, le bronze, l’inox…(extrait du texte de présentation de l'exposition).

"Mundus, mundus est" (2006); Chapelle de la Trinité à Lyon. Installation / performance lumineuse et sonore réalisée dans le cadre de la Fête des Lumières le 8 décembre 2006, et du Festival de Musique Ancienne de Lyon. 51 boules à facettes de miroir ( de 120 cm à 15 cm de diamètre ), fermoir d’acier géant, projecteurs de cadrage, modulateur de lumière, 5 performeurs et bande-son enregistrée.


Hélène Mugot expose actuellement cette œuvre parmi d'autres dans le cadre de so exposition "ICARE ENCORE -HÉLÈNE MUGOT ŒUVRE, Morceaux choisis", au Musée Mandet, 14 rue de l’Hôtel de Ville à 63200 RIOM (F), du 22 octobre 2011 au 22 janvier 2012.

Découvrir les autres créations de l'artiste sur son site : http://www.helene.mugot.com/

11 octobre 2011

Georg Baselitz, la taille du peintre

 Baselitz dans son atelier
travaillant sur Dunklung Nachtung  Amung Ding (2009) © Elke Baselitz

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris organise une exposition consacrée aux sculptures de Georg Baselitz. Cette manifestation proposera une lecture rétrospective d’un des aspects de l’œuvre de cet artiste allemand, d’abord peintre et graveur, en présentant, la quasi-totalité d’une production peu montrée en France qui s’étend sur plus de trente ans. Désormais autonome par rapport à la peinture, la sculpture de Baselitz, qui occupe une place privilégiée au sein de son œuvre, a gagné en monumentalité.

Une quarantaine de sculptures en bois peint exécutées entre 1979 et 2010 montreront le cheminement d’un artiste qui a contribué au renouvellement du langage de la sculpture d’aujourd’hui.
Extrait de la présentation de l'exposition sur le site du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

Baselitz dans son atelier près du lac d’Ammer (Bavière), travaillant sur Volk Ding Zero / Peuple Chose Zéro (2009) © Elke Baselitz
... Souvent, la peinture - car Baselitz est un grand peintre - vient rattraper le coup en masquant les erreurs. Mais elle ne les corrige pas - les problèmes posés par la sculpture ne pouvant être résolus que par des solutions sculptées. Restent l'énergie plus présente dans les scarifications que le geste laisse à la surface que dans la forme elle-même, quelques touches de peinture animant un regard et, comme les deux autoportraits assis (2009) montrés à la fin de l'exposition, quelques belles pièces monumentales - enfin pour un peintre.
Extrait de la critique d'Olivier Cena dans le Télérama 3222 du 12 octobre 2011.

Exposition du 30 septembre 2011 au 26 janvier 2012.

08 octobre 2011

De l'autre côté du miroir : Kapoor, Eliasson, Dan Graham, Nils Udo...

Sculptures ou installations incorporant des miroirs de diverses natures.


"Tall Tree and the Eye" (2010 ?), Anish Kapoor Sculpture installée à l'extérieur de la Royal Academy of Art à London à l'occasion de l'exposition de l'artiste. Photos via Steffen Michel. Les sphères miroir, déjà mises en scène dans les "sphérades", fontaines cinétiques de l'artiste belge Pol Bury (notamment au Palais Royal à Paris).
 
Du même Anish Kapoor, le célèbre "Cloud Gate" à Chicago, aussi appelé "The Bean" (2006). 20 x 13 x 10 mètres. Photo : Yinghai. Voir la page très détaillée : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_Gate 
Et encore de nombreux autres projets utilisant l'acier inoxydable poli comme miroir; voir le site de l'artiste : http://www.anishkapoor.com/


"Superficial" (2004), Michel de Broin; miroir, colle, ciment appliqué sur un rocher; Vosges, Alsace (F).
Autre installation de l'artiste : "La belle Éphémère"(2009), énorme boule disco suspendue à une grue. D'autres projets sur le site de l'artiste : http://www.micheldebroin.org/projects/super/index.html


"Fun House for Münster"(1997), Dan Graham. Photo: Rudolf Frieling /© Dan Graham.
Cet artiste a utilisé le miroir à travers de multiples techniques dans des installations stationnaires à base de vitres et miroirs sans tain dans des ossatures d'acier ou aluminium.
Démocratiquement ancrés dans le quotidien de la vie urbaine et son activité, les pavillons de Graham sont des structures fonctionnelles et hybrides, entre sculpture et architecture. Les pavillons puisent leur origine dans l'architecture et l'urbanisme : les gratte-ciels, les miroirs sans tain des immeubles de bureaux, le Paysage anglais du XVIIIe siècle, les « Folies » et le style pittoresque mais aussi les espaces en forme d'ellipse du Néo-Baroque et du Rococo.
Extrait d'une page consacrée à l'artiste sur le site : http://www.mariangoodman.com/exhibitions/2009-04-25_dan-graham/
 Il a également développé ces questions de "réflexion" au travers de dispositifs vidéos, comme dans
"Present, Continuous, Past(s)" (1974).


 Autre "magicien" du miroir, Olafur Eliasson en a souvent intégré dans ses installations, comme dans le "Double sunset" (1999), ou le désormais mythique coucher de soleil de son "Weather project" (2003); dans le Turbine Hall de la Tate Modern à Londres; le plafond était réalisé dans un film miroir qui reflètait le lieu à la mi hauteur du soleil.(Phot :Rob Gardiner). Ce principe a également été appliqué dans "
"Frost activity" (2003).
L'artiste a développé de très nombreux dispositifs faisant appel à des miroirs, notamment à l'aide de surfaces concaves ou de facettes comme dans "Your spiral view"(2002) . Vue d'installation à la Fondation Beyeler. Basel (CH). Voir son site très complet : http://www.olafureliasson.net/index.html



Sous forme de performance, les destructions de miroir par Michelangelo Pistoletto; lire un article descriptif : http://archeologue.over-blog.com/article-pistoletto-20-miroirs-brises-et-un-blesse-au-104-a-paris-63159402.html


Plus"technologiques", les "broken mirror" de Lee Yongbaek, combinant des projections vidéos, dans le pavillon de la Corée du Sud à la Biennale de Venise de cette année. (photo laborieuse JFD) En vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=byzTKJ0Ard8
 


Citons encore le sculpteur français Pierre Marie Lejeune qui recouvre de manière plus classique des volumes géométriques à l'aide de miroirs; nous en avons déjà parlé sur ce site : http://acasculpture.blogspot.com/2008/11/miroir-de-la-sculpture-pierre-marie.html
Autre technique de couverture et d'assemblage de miroirs : David Altmejd et son exposition au "Magasin" de Grenoble en 2009 : http://www.ac-grenoble.fr/action.culturelle/DAAC/champs/actuartsplat/DPartsplastiques/files/DP%20Altmejd.pdf

Beaucoup d'installations font appel à des mises en abîme à l'aide de miroirs, comme celles de Matej Kren, comme ici à Bratislava avec son installation "passage". (http://www.matejkren.cz/en/matej-kren/biography.php ). Voir également les créations de Pascal Bernier.


Sous une forme exploitée depuis des siècles dans les villes et jardins, les miroirs d'eau; ici par Nils Udo dans l'installation "Water house".